Vive inquiétude concernant la dignité de la personne humaine
Paris, 1er août 2006 (Apic) Plusieurs propositions faites par le professeur Pierre-Louis Fagniez, député du Val de Marne, dans son rapport intitulé « Cellules souches et choix éthiques », suscitent la vive inquiétude des évêques de France et de « tous ceux qui sont attachés à la dignité intégrale de la personne humaine ».
La Conférence des évêques de France, dans un communiqué signé par son secrétaire général, Monseigneur Stanislas Lalanne, a dit lundi sa crainte face au rapport remis par le professeur Pierre-Louis Fagniez au Premier ministre français. Ce rapport aboutit à dix propositions qui inquiètent les évêques. « N’est-ce pas une fuite en avant que de vouloir ’passer d’un régime dérogatoire à un régime d’autorisation’ des recherches sur l’embryon (proposition 4 du rapport), alors même que les décrets fixant ce régime dérogatoire sont encore tout récents ? », se demandent-ils.
« L’alibi thérapeutique » écarté
Les évêques se félicitent certes que « l’alibi thérapeutique » soit écarté, mais estiment par contre qu’il est abusif de prétendre résoudre une question éthique majeure en se contentant de modifier la terminologie, en parlant de « transfert nucléaire somatique » plutôt que de « clonage thérapeutique » (proposition 7). Ils se réjouissent par contre que le rapport propose une meilleure prise en compte de la recherche sur les cellules souches adultes (proposition 3). Mais regrettent-ils, celle-ci, dont « les premières applications thérapeutiques sont maîtrisées » selon le rapport, mériterait à leurs yeux plus qu’un « investissement égal à celui des cellules souches embryonnaires ».
Le débat international récent – notamment européen – montre que beaucoup ne peuvent se résoudre à « la réduction de l’embryon humain à l’état de moyen », pour reprendre la déclaration du 29 juin 2006 du cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des évêques de France. « L’Eglise a confiance à la fois dans les ressources du vivant et dans l’ingéniosité des scientifiques pour trouver des voies de progrès médical dans le plus strict respect de la dignité humaine, déclarait déjà Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, lors de son audition par le professeur Fagniez, le 27 avril dernier. (apic/cef/com/be)
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