Il serait «unilatéral de façon flagrante» au détriment d’Israël
New York, 9 août 2006 (Apic) Abraham Foxman, le dirigeant de la puissante Ligue Anti-Diffamation (ADL) de B’nai B’rith, s’en est pris mercredi au secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. Ce dernier serait «unilatéral de façon flagrante» au détriment d’Israël dans la sanglante guerre que ce pays mène au Liban. Cette puissante organisation juive américaine, dont le but déclaré est normalement de lutter contre le racisme et l’antisémitisme, a pris fait et cause pour l’intervention israélienne au Liban.
Il y a quelques mois, le même Abraham Foxman exprimait sa satisfaction que le Secrétaire général de l’ONU ait décidé de créer une journée du souvenir dédiée à la commémoration des victimes de l’Holocauste. Ce jour est fixé chaque année au 27 janvier, jour de la libération du camp d’extermination nazi d’Auschwitz. Aujourd’hui, dans une interview exclusive avec le quotidien israélien «Ha’aretz», Foxman accuse Kofi Annan d’avoir une attitude «anti-israélienne».
La Ligue Anti-Diffamation (ADL) s’en est également pris à l’organisation de défense des droits de l’homme américaine «Human Rights Watch», l’accusant de se précipiter de façon irrationnelle pour juger Israël pour ses actions militaires au Liban. «Human Rights Watch», qui fait preuve d’objectivité en dénonçant les attaques indiscriminées du Hezbollah contre les villes israéliennes, a également épinglé les forces israéliennes qui ont «systématiquement omis de faire une distinction entre les combattants et les civils dans leur campagne militaire contre le Hezbollah au Liban».
Selon des sources concordantes, les bombardements des villes, des villages et des infrastructures au Liban ont déjà causé la mort de plus d’un millier de personnes, en grande majorité des civils, dont de nombreux enfants en dessous de 12 ans. La Ligue Anti-Diffamation affirme cependant que les organisations de défense des droits de l’homme se focalisent sur les morts civils et ne dénonceraient pas les victimes des tirs du Hezbollah. A l’instar du secrétaire général de l’ONU, ces organisations sont accusées par l’ADL d’être «anti-israéliennes».
Mercredi, la section suisse d’Amnesty International a rappelé qu’au regard du droit international, lancer de façon délibérée des attaques sans distinction ou disproportionnées, ou cibler intentionnellement des civils ou des biens de caractère civil constitue un «crime de guerre». (apic/haar/ai/adl/be)
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