Dakar, 15 août 2006 (Apic) L’Afrique perd chaque année 20’000 personnes qualifiées qui abandonnent leur pays d’origine à la recherche de meilleures conditions de vie. Il s’agit d’une «fuite de cerveaux qui constitue un obstacle de plus en plus grand au développement du continent», a déclaré Ndioro Ndiaye, directrice de l’organisation mondiale des migrations (Oim), Celle-ci intervenait à Dakar (Sénégal) à la conférence sur les «Migrations, développement et réduction de la pauvreté», organisée avec l’African Capacity Building Foundation (Acbf). «Les vrais perdants du phénomène de la migration sont les pays africains. Selon elle, un Etat comme le Zimbabwe a perdu 8’000 infirmiers au cours de la seule année 2000» a poursuivi Ndioro Ndiaye, exhortant le continent à «affronter les défis les plus importants, comme la paix et la stabilité». Elle a enfin estimé les apports de la diaspora africaine devaient être mieux valorisés et utilisés, à des fins d’investissement dans le développement. En 2005, a-t-elle souligné, citant des données de la Banque mondiale, les immigrés ont transféré 167 milliards de dollars vers le Sud du monde, dont 8 milliards vers l’Afrique subsaharienne. (apic/misna/pr)
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