Et tout ceci est vrai.
Il y a des oublis dont il vaut mieux ne pas se vanter, me narrait l’autre jour un de mes amis, Jurassien de surcroît, qui m’avait fait promettre de n’en rien dire à son épouse. Au centre de son oubli. Ce que je me suis empressé de faire. La preuve. Donc, le couple en question avait besoin d’un document. Attestant du jour le plus heureux de leur vie: leur mariage. Document pourtant introuvable, sans doute à jamais rangé par l’épouse. «Allo, l’état civil? J’ai besoin d’un double certifiant de notre mariage. Impossible d’y mettre la main dessus». La date? En 1975, peut être? A moins que 1974. Pas moyen de répondre. Le trou. Le gros trou. Et pas question de demander à l’épouse pour confirmer, sous peine de passer une mauvaise soirée, se lamentait mon ami. Avant de se reprendre: «Et zut, à la fin, on a bien le droit de manquer de mémoire après plus de 30 ans de mariage. De plus, il m’étonnerait que j’ai choisi de «perdre» mon indépendance l’année où le Jura choisissait de gagner la sienne, en 74″. Et pourtant. (Apic/Pierre Rottet)
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