Berne: Le Conseil suisse des religions étudie les symboles religieux dans l’espace public
Berne, 24 août 2006 (Apic) Le Conseil suisse des religions (SCR), fondé à Berne le 15 mai dernier, a tenu lundi 21 août sa première séance. Outre la question ouverte de la représentation des femmes au Conseil, les membres du Conseil ont discuté en priorité l’approche des symboles religieux dans l’espace public.
Croix, kippa, foulard, cloches d’église et minarets font l’objet de débats comme de jugements des tribunaux. Pour la première fois, les représentants au plus haut niveau des chrétiens, juifs et musulmans ont dialogué ensemble sur le traitement des symboles religieux dans l’espace public. Il s’agissait surtout dans ce premier échange du Conseil suisse des religions – qui regroupe chrétiens, juifs et musulmans de Suisse – de trouver une règle d’interprétation.
Les symboles religieux font partie des manifestations de la foi. Ils doivent donc être traités avec attention et respect: ils ne sauraient être ni ridiculisés ni mésusés en tant que symbole de lutte contre la dignité humaine ou contre d’autres convictions religieuses, estime le Conseil.
La liberté de religion constitue un bien digne de protection: elle permet aux Eglises et communautés religieuses présentes en Suisse de pratiquer leur foi tant individuellement qu’en communauté. Le Conseil suisse des religions estime qu’il relève aussi de la liberté de religion de pouvoir manifester publiquement ses convictions par des symboles religieux.
Les réactions du public à la création du Conseil suisse des religions ont été largement positives. Quelques organisations ont toutefois regretté que le Conseil se compose exclusivement d’hommes. C’est pourquoi le Conseil suisse des religions a une fois encore discuté de manière approfondie la question de la représentation des femmes. Les membres du Conseil relèvent que par principe tant des femmes que des hommes peuvent siéger au SCR, mais le manque de représentation féminine au SCR est dû au fait qu’actuellement il n’y a pas de présidence occupée par une femme dans les institutions participantes.
Le mandat et la composition du SCR ont été décidés par les organes dirigeants des Eglises et communautés religieuses participantes. C’est pourquoi les membres du SCR ne peuvent décider par eux-mêmes un élargissement du Conseil. Le Conseil suisse des religions a donc décidé d’inviter les organes dirigeants respectifs des Eglises et communautés religieuses à prendre position sur la question d’une composition du SCR qui fasse droit à la place des femmes en son sein. (apic/ms/com/be)
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