La KEK demande de trouver une solution à la crise au Moyen Orient

Genève: Les Eglises doivent faire pression sur l’UE

Genève, 31 août 2006 (Apic) « Ne vous contentez pas de prier! Agissez! » Tel est l’appel qui vient des chrétiens vivant au Liban, en Palestine et en Israël, a affirmé aujourd’hui le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Eglises européenne (KEK).

Dans son rapport au Comité central du Conseil Oecuménique des Eglises (COE) sur la visite pastorale d’une délégation oecuménique à Beyrouth et à Jérusalem, qu’il a conduit du 10 au 15 août, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Eglises européenne (KEK) demande une solidarité oecuménique.

Le pasteur de Clermont, qui est aussi le président de la Fédération protestante de France, a rappelé les quatre objectifs du voyage, décidé dans l’urgence alors que la guerre faisait rage entre Israël et le Liban : « manifester la solidarité ocuménique avec les populations et les Eglises, victimes du conflit; donner l’occasion aux Eglises sur place de s’exprimer et d’être entendues; rencontrer les responsables des communautés religieuses (musulmanes et juives) avec les quelles les Eglises sont en relation; affirmer l’attente forte de la communauté oecuménique d’un cessez-le-feu immédiat et le démarrage de négociations sous l’égide de l’ONU pour sortir de la crise ».

« Le message que nous avons reçu, unanimement, du Liban, tant des non chrétiens que des chrétiens rencontrés », a-t-il dit, est que « Un Liban, démocratique, multiculturel et multiconfessionnel, est non seulement possible, mais il est une garantie pour la paix dans l’ensemble du Moyen-Orient ! Et en échos, nous entendions les responsables juifs, chrétiens et musulmans en Palestine et Israël dire l’importance du dialogue interreligieux qu’ils ont initié, et le soutien qu’ils attendent de l’extérieur pour lui permettre de se développer. A travers ce message est affirmée la volonté de tous de voir le Liban, la Palestine et Israël vivre en paix, dans des frontières sûres, et dans le respect les uns des autres ».

« Au Liban comme en Palestine et Israël », a-t-il ajouté, « nous avons entendu les réserves formulées à l’égard de la résolution 1701 des Nations Unies, non parce qu’elle essayait d’apporter une solution à la crise libano-israélienne, mais parce qu’elle ne touchait pas au c*ur du problème. Avec force, nos interlocuteurs appelaient à un retour à une table de négociation, largement ouverte, pour construire une paix solide pour l’ensemble de la région, permettant aux israéliens et aux palestiniens de vivre dans des états aux frontières sures et internationalement reconnues ».

Selon le président de la KEK, trois directions doivent êtreprises: « Refuser de nous laisser entraîner dans des analyses superficielles ou volontairement biaisées qui nous éloigneraient du c*ur du problème qui est le conflit israélo-palestinien; faire pression sur nos gouvernements et en particulier le Gouvernement américain et l’Union Européenne pour que cette crise ouvre vers des négociations de paix sans exclusives, et soutenir particulièrement les Eglises des USA et de l’Europe qui sont engagées dans cette action; demander à nos Eglises de prendre des engagements plus concrets en faveur de la justice au Moyen-Orient ».

Les autres membres de la délégation étaient Mgr Bernard Nicolas Aubertin, Archevêque de Tours, et Madame Marilia Alves-Schüller, secrétaire exécutive du COE pour le racisme. Le Comité central du COE est réuni à Genève jusqu’au 6 septembre.

La Conférence des Eglises européennes est une communauté de 125 Eglises de tradition orthodoxe, protestante, anglicane et vieille-catholique de tous les pays d’Europe, et de 40 organisations associées. La KEK a été fondée en 1959 et a des bureaux à Genève, Bruxelles et Strasbourg. www.cec-kek.org (apic/kek/vb)

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