La collaboration avec les ennemis de l’Eglise est un péché public

Pologne: Les évêques catholiques souhaitent que les prêtres informateurs avouent

Varsovie, 1er septembre 2006 (Apic) Les évêques catholiques de Pologne ont publié un rapport sur l’infiltration de l’Eglise par la police secrète durant la période communiste. Ils appellent les prêtres qui ont travaillé comme informateurs à avouer leur culpabilité, et mettent en garde contre «la condamnation et la revanche».

«Pologne: Les évêques catholiques souhaitent que les prêtres informateurs avouent,» affirme la Conférence épiscopale polonaise, dans un rapport repris par l’agence oecuménique ENI. «Toutefois, il n’est pas dans notre intention de condamner ou de dénoncer qui que ce soit, mais seulement de rappeler les principes qui lient en tout temps et en tout lieu quiconque croit au Christ et appartient à son Eglise.»

Leur rapport, publié le 26 août, souligne que les ecclésiastiques catholiques romains avaient été, dans leur grande majorité, de «dignes serviteurs du Christ», le payant parfois de leur vie pendant la période communiste, qui, en Pologne, a duré de 1947 à 1989. Cependant, aucune justification ne saurait être acceptée pour les prêtres qui ont servi d’informateurs pour le Sluzba Bezpieczenstwa (SB), puisqu’il n’est jamais possible de «rechercher le bien en faisant le mal», affirme le rapport. Selon l’Institut du souvenir national (IPN), environ un membre du clergé catholique romain sur dix aurait eu des activités d’informateur pendant la période communiste.

Dans le même temps en Roumanie, souligne ENI, le président Traian Basescu a déclaré le 28 août qu’il se mobiliserait pour l’ouverture des dossiers de la police secrète concernant le clergé orthodoxe du pays. Cette déclaration fait suite aux appels d’Adrian Iorgulescu, ministre de la Culture et des affaires religieuses, pour que les collaborateurs appartenant à l’Eglise soient nommément désignés. Constantin Stoica, porte-parole du patriarcat de l’Eglise orthodoxe roumaine à Bucarest, a déclaré à l’Agence France-Presse que son Eglise avait déjà admis qu’elle avait été infiltrée par des agents de la police secrète et qu’elle ne s’opposait pas à «l’ouverture des archives concernant les prêtres». (apic/eni/bb)

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