Rome: Le cardinal Bertone a confiance en l’Onu pour résoudre la crise au Liban
Rome, 3 septembre 2006 (Apic) Le cardinal Tarcisio Bertone, qui prendra ses fonctions de secrétaire d’Etat du Saint-Siège le 15 septembre, s’est déclaré confiant dans le rôle de l’Onu pour résoudre la crise libanaise. C’est ce qu’il a déclaré au quotidien italien La Repubblica, le 3 septembre.
« J’ai pleine confiance dans les soldats italiens engagés dans les missions de paix dans des zones difficiles comme à la frontière libano israélienne, en Afghanistan et au Kosovo », a déclaré le cardinal alors que 878 militaires italiens ont débarqué le 2 septembre à Tyr dans le cadre de la Finul. « Je suis aussi confiant dans le rôle de l’Onu et des grandes organisations internationales qui sont engagées dans la résolution du conflit pour résoudre les tensions et éteindre les risques d’incendies », a-t-il poursuivi.
Dans le monde entier, « l’Eglise a pour devoir principal de promouvoir la justice et la paix », a encore indiqué le nouveau secrétaire d’Etat de Benoît XVI. Elle est aussi appelée « à remplir un rôle de médiation internationale », elle « parle avec tous et chercher à remplir sa mission avec tous, y compris les dictateurs ». L’Eglise « regarde principalement vers les peuples qui souffrent, en cherchant à aider les plus faibles », a conclu le cardinal Bertone, invité à s’exprimer sur les objectifs de la diplomatie pontificale.
« Je veux contribuer à accentuer la mission spirituelle de l’Eglise qui transcende la politique et la diplomatie, même si la Secrétairerie d’Etat doit user de tous les moyens pour aider la mission de l’Eglise dans tous les domaines », avait indiqué le cardinal Bertone dans un entretien au quotidien italien Il Giornale, le 29 août dernier. (apicimedia/hy/bb)
Rome: Benoît XVI souligne le rôle du monachisme dans la société lors de l’Angélus
Hommage à Grégoire le Grand, préfet devenu moine puis pape
Rome, 3 septembre 2006 (Apic) Benoît XVI a souligné le rôle du monachisme dans la vie de l’Eglise et de la société, le 3 septembre. Il a aussi souhaité que les responsables politiques suivent l’exemple du pape Grégoire le Grand. Plusieurs centaines de personnes assistaient à la prière de l’Angélus dans la cour du palais d’été des papes de Castel Gandolfo.
Rendant hommage au pape Grégoire le Grand (590-604), préfet romain devenu moine puis élu pape et fêté le 3 septembre par l’Eglise catholique, le souverain pontife a souligné que « le monachisme se révèle être une richesse non seulement pour l’Eglise, mais pour toute la société ». Pour Benoît XVI, son prédécesseur Grégoire a senti en son temps « qu’une nouvelle civilisation était en train de naître de la rencontre entre l’héritage romain et les peuples dits barbares, grâce à la force de cohésion et d’élévation morale du christianisme ».
Rappelant que Grégoire le Grand a eu « une intense action pastorale et civile », le souverain pontife a souhaité que « la vie des pasteurs d’âmes soit une synthèse équilibrée de contemplation et d’action ». Il a enfin invité les fidèles à prier pour que l’enseignement du pape Grégoire « soit suivi par les pasteurs de l’Eglise, mais aussi par les responsables des institutions civiles ». En effet, en tant que fonctionnaire de l’empire romain, Grégoire le Grand a fait preuve « de ses capacités administratives, de son intégrité morale. Ainsi, à seulement trente ans, il avait pour fonction l’une des plus lourdes charges » de l’empire, a expliqué le pape.
Après la prière de l’Angélus, Benoît XVI a salué les participants à la rencontre annuelle du jumelage des communes de Castel Gandolfo et de Châteauneuf-du-Pape, en France. En polonais, il a souhaité une bonne rentrée scolaire aux enfants et aux adolescents. « Je vous souhaite du succès dans l’apprentissage de la science et de la sagesse », a-t-il déclaré avant de saluer les jeunes du mouvement des Focolari et les fidèles italiens. (apic/imedia/hy/bb)
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