Suisse: La Déclaration de Berne dénonce Novartis
Berne, 26 septembre 2006 (Apic) La Déclaration de Berne (DB) prend la société Novartis dans son collimateur et dénonce son action en Inde pour son attaque frontale de la loi indienne sur les brevets. La DB soutient les protestations des ONG indiennes et s’inquiète pour l’accès mondial aux génériques indiens.
L’intervention de la DB intervient le jour même où la Cour suprême de Chennai (Madras) en Inde examine l’action en justice que Novartis a intentée suite au rejet de sa demande de brevet sur un anticancéreux vital (Glivec®/Gleevec® – Imatinib Mesylate)
Au vu de ses larges conséquences possibles, soutient la DB dans un communiqué publié mardi, cette action de Novartis provoque une forte mobilisation en Inde, non seulement d’organisations de patients atteints de cancer, mais également d’organisations de santé et d’intérêt public.
La DB s’inquiète pour l’accès mondial aux génériques indiens, notamment des médicaments contre le VIH/sida. Outre la décision négative du bureau indien des brevets concernant l’Imatinib Mesylate, Novartis remet également en cause la disposition de la loi indienne sur laquelle se base la décision. L’entreprise suisse argue que cette disposition n’est pas conforme à l’Accord sur les droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) de l’OMC.
Si elles étaient acceptées, estime la DB. les demandes excessives de Novartis auraient des conséquences négatives sur l’accès aux génériques bon marché en Inde et dans les nombreux pays en développement qui importent des génériques indiens. Au-delà de l’Imatinib Mesylate, l’accès à d’autres médicaments essentiels et vitaux seraient affectés. L’Inde est ainsi devenue la principale source d’approvisionnement des pays en développement en génériques bon marché contre le VIH/sida.
La Déclaration de Berne s’inquiète fortement des conséquences potentielles de ce cas. « Elle est choquée que Novartis veuille limiter les flexibilités reconnues que l’Accord sur les ADPIC laisse au gouvernement indien ».
La DB rappelle que Imatinib Mesylate (Glivec®/Gleevec®) est un médicament crucial pour prolonger la vie de patients souffrant de « leucémie myéloïde chronique ». Les patients doivent prendre le médicament pour le restant de leur vie, tant qu’un autre type de traitement ou de cure n’est pas possible. Novartis vend Glivec® au prix de 1,44 millions de Roupies (26’000 dollars) par patient par année. Les versions génériques du médicament coûtent en Inde environ 96’000 Roupies (2’100 dollars) par patient par année.
Une association de patients cancéreux indiens a fait opposition à la demande de brevet de Novartis sur l’Imatinib Mesylate auprès du Bureau indien des brevets qui lui a donné raison en janvier 2006.
Suisse: Médaille d’or pour la campagne d’affichage d’Amnesty en Suisse
« Cela existe. Pas ici, mais maintenant » récompensé à New York
Lausanne, 26 septembre 2006 (Apic) La campagne d’affichage d’Amnesty International, « Cela existe. Pas ici, mais maintenant », qui était visible dans les plus grandes villes de Suisse au mois de juin dernier, a remporté la nuit dernière à New York la médaille d’or dans la catégorie « civic/social education » et la médaille d’argent pour la meilleure utilisation du support, indique mardi un communiqué d’AI.
Cette campagne a de plus reçu une distinction de l’ONU car elle présente les objectifs et les idéaux de l’ONU de façon idéale.
« Cela existe. Pas ici, mais maintenant », les affiches de la Section Suisse d’Amnesty International, placardées dans toute la Suisse au début de l’été pour attirer l’attention sur les violations des droits humains dans le monde, a remporté dans la nuit de mardi lors du Festival de New York (NYF) le titre de « Best billboard Campaign of the World » (meilleure campagne d’affichage au monde).
De plus, la campagne a reçu la « United Nations Award Plaque », une distinction remise à la fois par le NYF et le Département de l’information des Nations Unies. Cette distinction spéciale récompense des campagnes publicitaires qui illustrent le mieux les objectifs et les idéaux des Nations Unies.
La campagne d’affichage a été réalisée gratuitement par l’agence de publicité zurichoise Walker. Elle montre que les droits humains sont violés quotidiennement. Deux cents montages photographiques, qui étaient visibles en mai et juin de cette année dans plus de 70 endroits de Suisse, faisaient se rencontrer deux mondes: Guantánamo se retrouvait en plein centre de Zurich, un enfant affamé cherchait de la nourriture dans les rues de Lausanne, un enfant-soldat marchait avec sa kalachnikov sur une place de Locarno. Le concept de cette campagne sera repris par la Section danoise d’Amnesty International.
Le New York Festival (NYF) est une société internationale fondée en 1957. Il remet des prix dans les domaines de la publicité, du design et du marketing et récompense la créativité et l’efficacité de la communication mondiale. En 1990, le NYF et l’ONU ont créé le prix des Nations Unies. Une partie des affiches sont visibles sur www.amnesty.ch et sur www.walker.ag. (apic/com/pr)
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