Norvège: Les peuples autochtones insistent sur la question du droit foncier
Karasjok, 28 septembre 2006 (Apic) des représentants de peuples autochtones du monde entier ont exhorté la Fédération luthérienne mondiale (FLM) à établir un programme pour permettre d’attirer l’attention sur le sort de ces personnes qui, bien souvent, ne sont pas acceptées au sein de la société du pays où elles vivent.
La question des droits fonciers a été vivement débattue lors de la consultation intitulée « Une communion indigène », qui s’est achevée le 24 septembre à Karasjok, capitale des Saami, dans le nord de la Norvège. Les délégués ont quitté les neiges du Finnmark, au nord du cercle polaire arctique, pour rejoindre dans certains cas le désert ou la jungle.
« Nous appelons à l’élaboration d’une théologie autochtone impliquant un changement d’idéologie et de perception des croyances traditionnelles chrétiennes (contextualisation), incorporant les valeurs éthiques autochtones et intégrant le point de vue des femmes autochtones dans la formulation des théologies autochtones, » peut-on lire dans le message final.
Les 27 participants ont appelé la FLM à établir un groupe consultatif en 2007, qui aurait un représentant au siège de la Fédération à Genève et se réunirait une fois par an. « Nous avons énormément appris en rencontrant d’autres autochtones du monde entier, » a déclaré à l’Agence ENI Samco Chose, ancien de l’Eglise luthérienne en Namibie et membre de la communauté San, à Gobasis, près de la frontière avec le Botswana. « L’Eglise luthérienne est la plus grande Eglise de notre pays. Maintenant, nous savons comment demander à l’Eglise d’oeuvrer pour que la société namibienne accepte le peuple San. Beaucoup d’entre nous subissent des traitements inhumains dans notre pays ».
Les participants des peuples autochtones provenaient d’une vingtaine de régions à travers le monde, comme l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, le Costa Rica, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, la Namibie, le Népal, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, la Suède et les Etats-Unis.
Trois thèmes avaient été retenus pour être traités en priorité à l’avenir: droits de la personne et droits fonciers; facilitation du travail en réseau entre peuples autochtones; étude théologique et éthique et spiritualité autochtone. (apic/eni/pr)
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