Lettre du prélat aux participants à un congrès universitaire
Rome, 29 septembre 2006 (Apic) Le discours controversé du pape Benoît XVI à Ratisbonne (Allemagne) est une référence pour qui veut «travailler à la construction d’une identité européenne renouvelée», a estimé vendredi le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican.
Le cardinal Bertone, nouveau bras droit du pape, a fait référence à ce discours du pape dans une lettre adressée aux participants d’un congrès universitaire européen réuni à Rome sur le thème «Où va l’Europe? culture, peuples et institutions». Le prélat ne fait aucune allusion aux réactions d’indignation provoquées dans le monde musulman.
Dans cette lettre, le cardinal Bertone dit que le pape Benoît XVI souhaite «la construction d’une identité européenne renouvelée», capable d’offrir au monde la contribution «d’un héritage spirituel et culturel inestimable», en mesure de forger «un humanisme rationnel ouvert, (.) tolérant mais ferme dans ses principes éthiques». Le nouveau secrétaire d’Etat du Saint-Siège, s’adressée au cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome, à l’occasion du 5e congrès européen des professeurs universitaires, rendue publique le 29 septembre 2006.
Le pape, écrit encore le cardinal, souhaite que la rencontre et la confrontation entre des experts qualifiés contribuent à faire que les universités d’Europe puissent être aussi dans le présent, comme dans l’âge d’or de leur origine, des laboratoires d’un authentique humanisme.
«A la lumière de ce qui a été proposé dans le récent discours à l’université de Ratisbonne, durant son voyage apostolique en Bavière», Benoît XVI «indique l’objectif d’une rationalité pleine, fidèle à l’expérience humaine intégrale, comme le devoir primordial des professeurs et des étudiants universitaires chrétiens». C’est un objectif «à poursuivre dans un dialogue constructif avec tous ceux qui partagent la même passion pour la vérité et pour l’homme et qui sont disposés à la réaliser de façon non idéologique et dans le respect réciproque des diversités», a-t-il estimé.
Ve symposium
Pour le pape, «sur une telle base culturelle, on peut travailler avec réalisme à la construction d’une identité européenne renouvelée, capable d’offrir au monde, devant les défis contemporains, la contribution d’un héritage spirituel et culturel inestimable, en mesure de forger un humanisme rationnel ouvert à la révélation de Jésus-Christ, tolérant mais ferme dans ses principes éthiques».
Le Ve symposium européen des professeurs universitaires, organisé par le vicariat de Rome s’est ouvert le 28 septembre dans l’après-midi à Rome. Les débats et conférences ont été inaugurés par le président de la République italienne, Giorgio Napolitano dans le palais du vicariat de Rome, à saint Jean de Latran. Puis, le cardinal Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne a introduit le colloque, laissant ensuite la parole à différents représentants du gouvernement italien et à des universitaires du monde entier.
Le congrès, qui rassemble à Rome des personnalités du monde universitaire, ecclésiastique et politique, prendra fin le 1er octobre prochain. Il a été organisé avant la rencontre européenne des professeurs universitaires, en 2007, qui aura lieu à l’occasion du 50e anniversaire du traité de Rome, le 25 mars 1957, instituant la Communauté européenne. (apic/imedia/ar/pr)
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