Rome: L’Osservatore romano a un bel avenir, estime le cardinal Tauran

Exposition pour les 145 ans du «quotidien du pape»

Rome, 4 octobre 2006 (Apic) L’Osservatore romano a un bel avenir. C’est ce qu’a affirmé le cardinal Jean-Louis Tauran, bibliothécaire et archiviste du Saint-Siège. Il présentait le 3 octobre l’exposition sur le quotidien du pape à l’occasion de son 145e anniversaire. L’exposition inédite sera inaugurée en présence du cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le 24 octobre prochain.

Le quotidien du Saint-Siège, «avec les moyens de communication sociale d’aujourd’hui, – je pense à un instrument comme Internet -, pénètre partout, même au-delà des frontières de l’Eglise et du monde occidental», a ainsi affirmé le cardinal Tauran au siège de la Province de Rome. C’est «un instrument ’de pénétration’ particulièrement efficace». «Et je pense qu’avec le pape que nous avons, – qui est un pape qui enseigne -, L’Osservatore romano deviendra de plus en plus important dans la mesure où tous ses textes y sont publiés», a ajouté le cardinal français, avant de lui promettre «un bel avenir».

Le bibliothécaire du Saint-Siège s’est par ailleurs félicité du fait que le journal édité au Vatican «donne la possibilité d’avoir accès aux textes des papes et du magistère sans aucun commentaire». Car, ainsi, un diplomate, un journaliste, ou encore l’homme de la rue, «a tout de suite accès à la véritable parole du pape, au véritable texte sans aucun commentaire». Il peut donc, par ce biais, «se faire une idée précise du message qui est transmis».

Dans son discours de présentation de l’exposition, le cardinal français a par ailleurs souligné que L’Osservatore romano avait toujours été fidèle à sa vocation «d’instrument au service de la vérité». «Démasquer et réfuter les calomnies contre Rome et le pontificat, donner la nouvelle des événements remarquables pour Rome et pour la papauté et rappeler les principes de la justice et de la foi catholique», tels étaient les objectifs du quotidien quand il a été fondé, a aussi rappelé le haut prélat. Depuis toujours, L’Osservatore romano a été «un journal d’idées», a-t-il poursuivi. «Il n’est pas comme beaucoup d’autres, un simple organe d’information, mais il souhaite être principalement de formation», a-t-il renchéri.

L’Osservatore romano dépend «directement» du Saint-Siège

Interrogé par I.MEDIA sur l’avenir du quotidien, son directeur général, le père Elio Torrigiani, a expliqué que même s’il avait «un grande autonomie», L’Osservatore romano dépendait «directement» du Saint-Siège. «Nous attendons des lignes générales du Saint-Siège», a-t-il ainsi confié. Il a néanmoins cité l’exemple d’une initiative fructueuse qui devrait se développer autour du journal, celle de son impression en Argentine, au Brésil, au Mexique, aux Etats-Unis. «C’est sûrement une voie de développement», a ainsi estimé l’Italien. «Nous cherchons des réseaux de distribution déjà existant dans l’environnement catholique et nous essayons de faire des accords avec eux. Bientôt nous organiserons une rencontre avec les imprimeurs à l’étranger», a-t-il ajouté.

L’exposition ’L’Osservatore romano: de Rome au monde. 145 ans d’histoire à travers les pages du journal du pape’ ouvrira ses portes au public du 25 octobre au 10 novembre, au siège de la Province de Rome, situé au coeur de la ville. 30 panneaux exposeront ainsi les plus grandes pages de ce journal fondé en 1861 à l’initiative de Pie IX (1846-1878).

Dans la première salle de l’exposition sera exposé le premier numéro du journal qui date du 1er juillet 1861 ainsi que la page du 17 octobre 1870 rendant public le Décret de ’l’unification administrative’ en Italie. Y seront en outre exposés des articles et photos autour des thèmes des souverains pontifes, de la paix, des grands événements de l’Eglise au 20e siècle et du dialogue entre les religions et entre les peuples.

La seconde pièce de l’exposition sera consacrée aux interventions du quotidien du Saint-Siège sur les principaux événements de l’Eglise contemporaine, à commencer par le Concile oecuménique de Vatican Ier (1869) pour finir par la première Encyclique de Benoît XVI, Deus Caritas est (2006). Une grande partie des discours exposés seront les interventions des papes durant les conflits du 20e siècle, particulièrement celles dénonçant l’antisémitisme, le racisme et les totalitarismes. Le président de la Province de Rome, Enrico Gasbarra, espère que l’exposition tournera ensuite dans les capitales européennes. (apic/imedia/ar/bb)

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