Impunité pour les crimes les plus graves

République centrafricaine: La Cpi sommée de démarrer son enquête

Bangui, 13 octobre 2006 (Apic) A cause de «l’incapacité de la justice» centrafricaine à juger les responsables des violences qui troublent le pays depuis 2002, la Cour pénale internationale (Cpi) doit ouvrir une enquête sur les violations des droits humains perpétrées depuis quatre ans. L’invitation est lancée par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (Fidh), depuis sont bureau à Dakar (Sénégal).

«L’histoire de la République centrafricaine est caractérisée par une succession de cycles de violences politiques et militaires ayant comme dénominateur commun l’impunité des auteurs des crimes les plus graves», dénonce la Fidh, dans un appel repris par l’agence catholique Misna. Elle explique que les victimes subissent une sorte de double peine, d’abord des «exécutions sommaires, ou violences sexuelles, amputations, tortures» puis à cause de cela des discriminations sociales: «Beaucoup de directeurs d’écoles ont par exemple refusé d’inscrire des garçons et des filles victimes de violences», précisent les responsables de l’organisation.

Une première tentative de putsch a lieu en 2002. Quelques mois plus tard, en mars 2003, le président Ange-Félix Patassé fut renversé par l’ancien chef d’état-major François Bozizé, aidé par le Tchad. Bozizé prit alors le pouvoir et fut élu en 2005. Des formations antigouvernementales armées ont intensifié leurs actions ces derniers temps. Le procureur de la Cpi a reçu en janvier 2005 une lettre formelle du gouvernement centrafricain demandant d’ouvrir un dossier sur la situation dans le pays. (apic/misna/bb)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/republique-centrafricaine-la-cpi-sommee-de-demarrer-son-enquete/