Donner un nouvel élan à l’Eglise italienne

Vérone: Le pape a célébré la messe devant 40’000 fidèles lors du congrès national

Vérone, 19 octobre 2006 (Apic) Benoît XVI a espéré que le congrès national donne à l’Eglise en Italie un nouvel élan. Le pape, qui s’exprimait devant 40’000 fidèles lors de la messe qu’il célébrait dans le stade de Vérone, le 19 octobre, a souhaité que les catholiques italiens communiquent mieux leur foi.

Le pape a commenté, lors de la messe, le thème du 4e congrès national de l’Eglise italienne, ’Témoins de Jésus ressuscité, espérance du monde’ ainsi que celui des orientations pastorales de la CEI (Conférence épiscopale italienne) pour la décennie 2000-2010 ’communiquer l’Evangile dans un monde qui change’. Il a appelé les catholiques italiens à communiquer leur foi au monde contemporain. A travers la résurrection du Christ, Dieu «nous a donnés une espérance invincible en la vie éternelle», a-t-il expliqué, en se référant aux textes bibliques lus auparavant. «Forts de cette espérance, nous n’avons pas peur des épreuves, lesquelles, si douloureuses et pesantes soient elles, ne peuvent jamais attaquer la joie profonde qui provient de l’amour de Dieu».

De la force de cet amour qui nous suffit, «de la foi solide» en la résurrection de Jésus, «naît et se renouvelle constamment notre témoignage chrétien», a poursuivi Benoît XVI. «C’est là que s’enracine notre ’Credo’, le symbole de la foi».

Mentionnant les martyrs, saints et bienheureux ayant laissé «des traces indélébiles» de leur foi, notamment en Italie, l’évêque de Rome a estimé que les chrétiens d’aujourd’hui en étaient «les héritiers». «Mais justement, de cette constatation, naît la question: qu’en est-il de notre foi? Dans quelle mesure savons-nous la communiquer aujourd’hui?».

«La certitude que le Christ est ressuscité nous assure qu’aucune force adverse de pourra jamais détruire l’Eglise», a-t-il déclaré. «La conscience que seul le Christ peut pleinement satisfaire les attentes profondes du coeur humain et répondre aux interrogations les plus inquiétantes sur la douleur, l’injustice et le mal, sur la mort et l’au-delà nous anime», a renchéri le souverain pontife. Pour lui, si notre foi est donc «fondée», elle doit aussi «prendre vie en chacun de nous». Il y a donc «un vaste effort» à faire pour que chaque chrétien «se transforme en témoin capable et prêt à assumer l’engagement de rendre compte à tous et toujours de l’espérance qui l’anime».

Il convient de revenir «à annoncer avec vigueur et joie l’événement de la mort et de la résurrection du Christ, coeur du christianisme, point d’appui central de notre foi, levier puissant de nos certitudes, vent impétueux qui écarte toute peur et indécision, tout doute et calcul humain», a alors suggéré Benoît XVI. «Les chrétiens peuvent porter au monde l’espérance parce qu’ils sont du Christ et de Dieu dans la mesure où ils meurent avec Lui au péché et ressuscitent avec Lui à la vie nouvelle de l’amour, du pardon, du service, de la non-violence», a encore affirmé le pape. «Seulement si, comme le Christ, ils ne sont pas du monde, les chrétiens peuvent être espérance dans le monde et pour le monde».

Dans un monde qui change, l’Evangile ne change pas

L’évêque de Rome a alors formulé le voeu que l’Eglise en Italie reparte du congrès ecclésial national «comme poussée par la parole du Seigneur ressuscité qui répète à tous et à chacun: soyez dans le monde d’aujourd’hui témoins de ma passion et de ma résurrection». «Dans un monde qui change, l’Evangile ne change pas. La Bonne nouvelle reste toujours la même», a-t-il commenté. En son nom, «portez à tous l’annonce de la conversion et du pardon des péchés», mais donnez vous aussi en premiers «le témoignage d’une vie convertie et pardonnée», a-t-il conclu, sous les applaudissements nourris des fidèles.

Benoît XVI célébrait la messe par un temps pluvieux avec le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome, et Mgr Flavio Carraro, évêque de Vérone, dans le stade ’Bentegodi’ de Vérone. Plusieurs hommes politiques italiens participaient à cette cérémonie, dont le président du Conseil italien Romano Prodi, que le pape a salué au début de son homélie mais qui a été sifflé par les fidèles à son départ. Une prière a été lue à leur attention durant la prière universelle afin qu’ils agissent pour le «bien commun» et s’engagent dans la «défense de la dignité de la personne» et favorisent par tous les moyens «la paix et la concorde entre les peuples». La messe a commencé vers 16h. Depuis l’archevêché, le pape avait rejoint le stade dont il a fait le tour en papamobile, après avoir visité la cathédrale saint Zénon. Après la messe, qui a pris fin un peu après 18h, le pape devait se rendre à l’aéroport pour regagner Rome. (apic/imedia/ar/bb)

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