Sénégal: L’abbé Diamacoune Senghor évacué à l’Hôpital militaire Val de Grâce à Paris
Dakar, 22 octobre 2006 (Apic) L’abbé Augustin Diamacoune Senghor, fondateur du Mouvement séparatiste des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), a été transporté vendredi 20 octobre 2006 à Paris. Interné dans un hôpital de Dakar depuis le 11 octobre dernier, le vieux prélat de plus 80 ans, a été acheminé à l’Hôpital militaire Val de Grâce de Paris, par vol spécial militaire français.
« Il a eu un léger mieux, puisqu’il est sorti de la salle de réanimation », s’est-on contenté de dire de source officieuse. Son évacuation a été effectuée à la demande des proches, après 11 jours passés à l’Hôpital Principal de Dakar. C’est en « urgence » que l’Etat sénégalais lui a octroyé ses documents de voyages.
Beaucoup de quotidiens sénégalais ont rapporté dans leurs éditions du samedi 21 octobre 2006 que les français n’étaient pas les seuls disposés à procéder à son transfert. Les américains aussi avaient exprimé leur disponibilité pour son évacuation chez eux.
Aucune autre information n’a pu être obtenue sur la maladie dont souffre l’abbé Diamacoune Senghor, ni sur son degré de gravité. Aux premiers jours de son hospitalisation à Dakar où il avait été évacué en urgence par avion militaire, la presse s’était montrée alarmiste sur cet état de santé. Des correspondants à Ziguinchor, chef de lieu de la Casamance (sud) citant son entourage, avaient même rapporté qu’il « livrait sa dernière bataille ».
Plusieurs voix d’hommes politiques sénégalais se sont déclarés préoccupés des conséquences sur le processus de paix en Casamance, d’une éventuelle disparition de l’abbé Diamacoune Senghor. Bien qu’étant à l’origine du conflit sécessionniste dans la province méridionale du Sénégal, il s’est depuis longtemps assagi, prônant sans cesse, la fin de la violence.
Il a été vite débordé par des extrémistes qui continuent d’entretenir la guerre en Casamance, défiant son autorité. (apic/ibc/pr)
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