Embargo : vendredi 27 octobre à 10h (heure suisse)
Bilan de la campagne
Berne/Lausanne, 26 octobre 2006. A l’occasion de la clôture de sa campagne contre la violence domestique, Amnesty International Section suisse fait le bilan des huit mois passés avec son mobile home sur les routes suisses.
Amnesty International Section suisse a sillonné onze cantons suisses et 43 localités. L’ONG en tire un « bilan positif » en constatant que la lutte contre cette violation quotidienne des droits humains est devenue « l’affaire des autorités et l’affaire des hommes ». Onze cantons, 43 localités, 16 écoles dont des centres professionnels: la tournée d’Amnesty International a permis de faire descendre le thème de la violence domestique dans la rue.
« La plupart des jeunes savent généralement de l’intérieur ce qu’est la violence domestique », constate Stella Jegher, coordinatrice de la campagne, après de nombreux entretiens dans les écoles et dans la rue. « Mais ils n’en parlent pas, parce qu’ils ont honte », comme ils l’ont souvent répété. Mais plusieurs milliers de jeunes ont été sensibilisés au problème et environ 700 hommes ont signé un engagement contre la violence. Ce qui marque le début d’un processus de sensibilisation, dont Amnesty International demande qu’il soit poursuivi dans toute la Suisse.
Durant sa tournée, Amnesty International a soumis aux autorités cantonales toute une série de revendications basées sur les normes internationales de droits humains. Les revendications concernaient la législation, la protection des migrantes, le travail avec les auteurs de violence et la mise à disposition de ressources suffisantes. Des revendications qui ont porté leurs fruits : dans le canton de Schwyz, un postulat parlementaire datant du 18 août souligne la nécessité de mesures ancrées dans la loi. Dans le canton du Jura, un article de loi est en préparation et le poste d’aide aux victimes a été augmenté.
Même dans le canton du Valais, qui a de la peine pourtant à prendre des mesures contre la violence domestique, des parlementaires ont à nouveau repris cette revendication après le passage du mobile home et la pétition d’Amnesty signée par plus de 2’200 personnes. « Les principaux problèmes demeurent toutefois l’attribution de ressources suffisantes et la protection des migrantes », relève Stella Jegher. Ainsi, par exemple au Tessin, certaines autorités n’étaient pas au courant de la possibilité de prolonger l’autorisation de séjour de migrantes victimes de violence domestique.
Amnesty International section suisse continuera à surveiller l’évolution des législations et leur application. Elle demande aussi aux responsables de l’éducation dans toute la Suisse d’aborder cette thématique en classe. (apic/com/vb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/embargo-vendredi-27-octobre-a-10h-heure-suisse/