La césarienne, «une mode» plutôt qu’une nécessité
Rome, 1er novembre 2006 (Apic) Quelque 80’000 femmes meurent chaque année lors de l’accouchement dans les pays pauvres, indique l’Agence Fides à Rome.
La santé maternelle représente l’un des problèmes sanitaires les plus étudiés ces dernières années. Son inclusion à l’intérieur des «objectifs du millénaire des Nations Unies», les rares progrès réalisés et les grandes inégalités existantes, ont placé l’accouchement par césarienne au premier plan.
Selon Fides, cette pratique représente justement l’un des déséquilibres les plus alarmants au monde. Dans les pays pauvres il n’est pas pratiqué pour la majeure partie des femmes, occasionnant, écrit Fides, la mort 80’000 femmes, soit 16% du total des morts liées à la maternité.
Deux études publiées dans la revue médicale anglaise «The Lancet» ont analysé la situation dans les pays en voie de développement, où l’accès à la césarienne varie à l’intérieur des mêmes pays.
On recense 27 pays sous le seuil minimum de pauvreté. L’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine, les Caraïbes et les régions du sud et du sud-est asiatique sont les zones les plus pauvres de la planète. Des 42 pays pris en considération, seulement 15 avaient un pourcentage moyen acceptable de césariennes (5%). Les différences entre classes riches et pauvres sont donc remarquables.
En Afrique du Sud, 30% des femmes les plus riches accouchent par césarienne, tandis que chez les moins riches seulement 9% en bénéficient.
Alors que pour certaines mères le choix de la césarienne est devenue une norme, au Tchad, en Ethiopie et au Pakistan, aucun accouchement parmi les plus urgents ne reçoit ce type d’assistance, et dans les 5 pays les plus pauvres seulement 5% en bénéficient. (apic/fides/pr)
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