Rome: Le Saint-Siège invite à mettre en évidence les crises humanitaires oubliées
Rome, 14 novembre 2006 (Apic) Mgr Celestino Migliore, le représentant du Saint-Siège aux Nations Unies, a encouragé les humanitaires à ne pas mettre de côté certaines crises «oubliées» par l’actualité internationale.
Mgr Celestino Migliore, le représentant du Saint-Siège aux Nations Unies, s’exprimait à New York le 13 novembre 2006 lors de la séance plénière de la 61e session de l’Assemblée générale des Nations unies sur ’le renforcement de la coordination de l’aide humanitaire de secours’ de l’ONU.
Le représentant du Saint-Siège a confié l’importance de «mettre en lumière les situations humanitaires» qui n’ont pas bénéficié d’une couverture médiatique. Et qui sont en outre, pour certaines d’entre elles, «insuffisamment financées «.
Au nom du Saint-Siège, Mgr Migliore a réitéré, devant la communauté internationale, son «anxiété devant la destruction causée par les catastrophes humaines et naturelles». Selon lui, ces événements ont rappelé «la valeur prééminente de la loi humanitaire et le devoir de garantir le droit à cette aide aux civils souffrants et aux réfugiés».
Ainsi, évoquant le raz-de-marée de 2004 en Asie, le tremblement de terre du Pakistan en 2005 et la saison d’ouragans de la même année, Mgr Migliore a affirmé que ces événements avaient montré que le souci de la communauté internationale pour les pays voisins dépassait «les limites des communautés nationales».
Respecter l’autonomie des ONG sur place
Le nonce apostolique a ainsi affirmé que la mondialisation avait «un aspect particulièrement positif» pour rassembler des moyens d’aide humanitaire. C’est pourquoi, la coordination des activités d’entraide dans les situations d’urgence est essentielle a souligné Mgr Celestino Migliore, ajoutant que les Nations Unies devraient jouer ce rôle de coordination. Le diplomate a ainsi redéfini le rôle des coordinateurs «un rôle fondamental», dans l’information, dans la création de contacts avec des autorités locales et les conseils aux organisations humanitaires».
Le représentant du Saint-Siège a ainsi réaffirmé que n’importe quel système de coordination devait respecter l’indépendance et l’autonomie des organisations humanitaires. Le haut prélat a aussi insisté pour que la coordination ne favorise pas simplement des grandes organisations humanitaires. Il a ainsi demandé aux organismes des Nations Unies de ne pas amoindrir la capacité d’agir des ONG (Organisations non gouvernementales)», en particulier de celles qui sont connaissent bien les peuples qu’elles aident. (apic/imedia/pad/vb)
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