Le Centre Ste-Ursule marque le 1er anniversaire de la béatification de Charles de Foucauld
Fribourg, 16 novembre 2006 (Apic) Pour marquer la béatification du Français Charles de Foucauld (1858-1916), l’officier colonial devenu ermite dans le Sahara algérien, béatifié il y a un an à Rome, le Centre Ste-Ursule, à Fribourg, plusieurs manifestations, entre le 20 novembre et le 1er décembre.
Le Centre Ste-Ursule propose de mieux connaître la vie et le chemin spirituel de cet homme, de découvrir ses écrits. Du 20 au 1er novembre, une exposition sera proposée par les Editions Nouvelle Cité, durant les heures d’ouvertures du Centre.
Le 24 novembre, Mgr Maurice Bouvier, de Lyon, proposera une conférence sur « la place du coeur dans la conversion de Frère Charles ». Le 1er décembre, dès 18h15, des lectures seront proposées par l’abbé A. Duruz. Une messe suivra, avant un pique-nique canadien.
Charles de Foucault a été béatifié le 13 novembre 2005 (1858-1916). L’officier français né à Strasbourg le 15 septembre 1858, orphelin de père et de mère dès l’âge de six ans, indiscipliné et fortuné avant de devenir ermite au Sahara, est un personnage aux multiples facettes. Explorateur infatigable du Maghreb, scientifique passionné du patrimoine des Touaregs, le vicomte de Foucauld est devenu l’une des plus grandes figures spirituelles du XXe siècle. Mais il est aussi le symbole du dialogue entre chrétiens et musulmans et évoque le souvenir de l’histoire de l’Algérie française.
Rien ne semblait prédisposer cet aristocrate fortuné à troquer un jour son costume d’officier pour une humble robe de moine. Il se détourne de la foi dès l’âge de 16 ans. Formé à St-Cyr, le jeune sous-lieutenant découvre le désert algérien après avoir mené une vie dissolue en garnison. Fasciné par le Maghreb, il démissionne de l’armée pour explorer le Maroc puis le sud de l’Algérie et de la Tunisie (1882-1886). De retour à Paris, il fait la connaissance de l’abbé Huvelin, vicaire à St-Augustin, et se convertit en octobre 1886.
Pèlerin en Terre Sainte (1888-1889), il entre l’année suivante à la Trappe de Notre-Dame des neiges, en Ardèche (France), puis rejoint le monastère de Notre-Dame du Sacré-Coeur à Akbès (Syrie). Il passera, en tout, sept ans dans l’ordre cistercien. Mais sa vocation est ailleurs: dispensé de ses voeux, il se fait domestique des clarisses à Nazareth pendant trois ans (1897-1900), voulant à tout prix imiter l’existence du Christ.
De retour en France, il est enfin ordonné prêtre à l’âge de 43 ans, en 1901. Il part alors pour l’ouest algérien, à Beni-Abbès. En 1905, il pose les bases d’une nouvelle fraternité à Tamanrasset (sud) où son ermitage est ouvert à tous, chrétiens et musulmans. Il consacre une grande partie de son temps à l’étude de la langue et des moeurs des Touaregs dont il partage l’existence. Il soigne les malades, accueille les démunis et lutte contre l’esclavage des colons français.
Il retourne à trois reprises en France, entre 1909 et 1913, pour présenter son projet d’association de laïcs pour la conversion des infidèles, regroupant prêtres, religieux et laïcs. Il meurt en 1916 d’un coup de feu tiré par des Touaregs dissidents, les Senoussites de Libye, venus le capturer. (apic/arch/com/pr)
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