Mais pour combien de temps?
Brasilia, 19 novembre 2006 (Apic) Malgré la vaste déforestation -, 40% du poumon de la planète risque de disparaître d’ici 2050 – l’Amazonie représente encore un «réservoir» planétaire qui absorbe le carbone et en ralentit la diffusion dans l’atmosphère.
Selon une étude réalisée dans le cadre de la «Large-Scale Biosphere-Atmosphere Experiment in Amazonia» (Lba), le majeur projet de coopération scientifique mondial dans le secteur de l’environnement, coordonné par le gouvernement de Brasilia et par la Nasa américaine, les réserves en carbone contenues dans la forêt contribuent sensiblement à la réduction du réchauffement global et à l’équilibre climatique de la planète.
«Ce que nous avons pu prouver jusqu’ici est que chaque hectare d’Amazonie absorbe entre une demie et une tonne de carbone par an. Nous approfondirons les analyses avec une expédition sur le terrain, prévue pour l’an prochain, mais je ne crois pas que les résultats soient bien différents» a dit Flavio Luizao, coordinateur régional de la Lba.
Luizao a reconnu que quelques parties de l’Amazonie produisent une émission de carbone égale à celle que la forêt concentre, tandis que d’autres plus arides, celles dévastées par l’abattage des arbres et par les incendies visant à préparer le terrain aux cultures, libèrent davantage de gaz dans l’atmosphère, mais en général «nous pouvons dire que le niveau d’absorption est positif».
D’après les statistiques du gouvernement brésilien, entre août 2005 et juillet 2006 le taux de déforestation en Amazonie a diminué de 30%. Durant la même période la forêt a cependant perdu 13’100 km2 de superficie. La conférence de Nairobi aurait été bien inspirée d’y penser. (apic/misna/pr)
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