Des groupes anti-avortement invitent l’ONG à la « neutralité »
Washington, 23 novembre 2006 (Apic) Des dizaines de membres du Congrès et des groupes anti-avortement ont demandé le 20 novembre à Amnesty International de ne pas prendre le parti des points de vue en faveur de l’interruption volontaire de grossesse
Selon une déclaration d’Amnesty International, l’organisation est en train de consulter ses 2 millions de membres dans 74 pays pour savoir si elle doit « étendre son champ d’intervention aux droits sexuels et reproductifs ».
Amnesty précise qu’elle est en discussion pour savoir si elle doit développer des prises de position sur l’accès aux soins de santé liés aux complications dues à un avortement. Mais aussi sur le droit à l’interruption de grossesse volontaire pour les cas de viol, d’inceste, d’abus sexuel ou de risque pour la santé de la future mère. Il s’agit aussi pour l’organisation de savoir s’il faut dépénaliser les médecins qui acceptent de faire une interruption de grossesse de même que celles qui le demandent.
Une lettre ouverte signée par plus de 70 membres du Congrès datée du 15 novembre écrit: « Il n’est pas possible pour Amnesty de justifier une position favorable à l’avortement » en se basant sur la juridiction internationale des droits humains. »Aucun Traité ou Convention des Nations Unies sur les droits humains ne reconnaît un tel droit ou même en tire des conclusions en matière d’avortement ». (apic/cns/vb)
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