Recep Tayyip Erdogan satisfait de sa rencontre avec Benoît XVI
Ankara, 28 novembre 2006 (Apic) « Paix dans la patrie, paix dans le monde ! », a inscrit le pape dans le livre d’or du Mausolée d’Atatürk, le 28 novembre 2006. Benoît XVI reprenait ainsi les propres paroles de Mustapha Kemal, le « Père des Turcs ».
« Sur cette terre, point de rencontre et carrefour de différentes religions et cultures, charnière entre l’Asie et l’Europe, je fais volontiers miennes les paroles du fondateur de la République turque pour exprimer ce souhait: paix dans la patrie, paix dans le monde ! », a écrit le pape sur le livre d’Or du Mausolée de Mustapha Kemal (1881-1938), le fondateur de la Turquie moderne.
Accueilli à 14h15 par le commandant du corps de la Garde turque au pied du grand mausolée, le pape a écouté ses instructions sur le protocole à suivre dans le mausolée. Entouré de nombreux gardes du corps, il a ensuite gravi les escaliers le menant à l’intérieur du bâtiment. Il a alors déposé une couronne de fleurs rouges et blanches à côté du tombeau de Mustapha Kemal. Il y a prié un moment avant la sonnerie de trompettes.
Le pape s’est ensuite rendu à la Tour MISAK-I MILLI (The National Pact) du Musée, où il a signé le livre d’Or et a écrit sa phrase sur la paix en souvenir de la visite. Il est de coutume que les chefs d’Etat se rendent au Mausolée d’Atatürk, à leur arrivée en Turquie. Atatürk a institué la République (1923) et proclamé le pays laïc dans la Constitution de 1937, abolissant ainsi le califat.
Souriant, le pape a ensuite quitté le Mausolée vers 14h35 pour se rendre au palais présidentiel, situé à 7 km de là. Il devait y rencontrer le président turc, M. Ahmet Necdet Sezer (élu en mai 2000), où il prononcera alors son premier discours en terre turque, en anglais. C’est vers 13h30 (heure locale) que le pape avait quitté en voiture couverte l’aéroport d’Ankara. A l’aéroport, il avait rencontré le Premier ministre turc. La rencontre a duré plus longtemps que prévu et Recep Tayyip Erdogan s’en est montré satisfait devant la presse. « Nous ne faisons pas de politique, mais nous souhaitons que la Turquie entre dans l’Union européenne », lui aurait dit Benoît XVI. (apic/imedia/ar/be)
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