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Trois reproductions d’oeuvres de Gaston Savoy
Trois reproductions d’oeuvres de Pierre Garbani
La Croix de Giovanni Battista Podestà, avec les stations de la Passion peintes
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Turquie: Les musulmans condamnent tout type de violence et de terreur
Le chef du Département turc pour les affaires religieuses l’assure
Ankara, 28 novembre 2006 (Apic) Recevant Benoît XVI à Ankara, le président du Département turc pour les affaires religieuses, Ali Bardakoglu, a déclaré que les musulmans condamnaient « tout type de violence et de terreur », le 28 novembre 2006.
Le représentant de l’Etat turc en charge des religions, qui a dénoncé la monté de l’islamophobie, a ainsi clairement répondu à la polémique qui avait suivi les propos du pape sur l’Islam, à Ratisbonne, en septembre dernier. Le pape lui a répondu en affirmant que le dialogue interreligieux n’était pas un « extra optionnel » et a aussi souligné la nécessité du respect de la liberté religieuse.
Au premier jour de son voyage en Turquie, le pape a été reçu par le responsable des affaires religieuses du pays, Ali Bardakoglu. Celui qui avait fait part de son incompréhension après les propos du pape sur l’Islam à Ratisbonne a ainsi indiqué dans son intervention en turc que « les musulmans condamnent tout type de violence et de terreur (.) et nous les percevons comme un crime contre l’humanité ». « Nous sommes membres d’une religion qui assume que tuer une personne innocente est le pire des crimes et des péchés », a encore indiqué Ali Bardakoglu.
Ali Bardakoglu dénonce « l’islamophobie »
Le président du Département turc pour les affaires religieuses a alors fortement dénoncé la montée récente de « l’islamophobie », en raison d’une « mentalité qui exprime que la religion musulmane contient et encourage la violence par son histoire et ses origines ».
Dans une allusion évidente à l’exposé magistral de Benoît XVI à Ratisbonne sur foi et raison, il a alors déploré « ces accusations et ces critiques qui ne sont basées sur aucune recherche scientifique et historique, et ne sont pas compatibles avec les concepts de justice et de raison ».
Pour sa part, le pape a indiqué que le dialogue interreligieux ne pouvait être « réduit à un extra optionnel ». Devant l’un de, Benoît XVI a soutenu la nécessité « de faire avancer (le) dialogue comme un échange sincère entre amis », notant aussi l’importance « d’affronter le dialogue interreligieux et interculturel avec optimisme et espérance ».
« Les chrétiens et les musulmans, en suivant leurs religions respectives, attirent l’attention sur la vérité du caractère sacré et de la dignité de la personne », a encore déclaré le pape pour qui il s’agit « de la base » de ce dialogue réciproque, du « respect » et de « l’estime ».
« Comme hommes et femmes de religion, nous sommes mis face au défi d’une aspiration diffuse à la justice, au développement, à la solidarité, à la liberté, à la sécurité, à la paix, à la défense de l’environnement et des ressources de la terre », a constaté Benoît XVI. « C’est pourquoi, nous aussi, a-t-il expliqué, alors que nous respectons l’autonomie légitime des choses temporelles, nous avons une contribution spécifique à offrir dans la recherche de solutions adaptées ces questions de poids ». Le pape a alors donné l’exemple de la question « de la signification et du but de la vie ».
Devant le président du Département turc pour les affaires religieuses, Benoît XVI a ensuite abordé la question de la liberté religieuse. A ses yeux, « institutionnellement garantie et effectivement respectée, pour les individus autant que pour les communautés », elle « constitue pour tous les croyants la condition nécessaire en vue de leur contribution loyale à l’édification de la société, dans une attitude de service authentique ». Un service, a ajouté le pape, « spécialement à l’égard des plus vulnérables et des plus pauvres ».
« Je suis heureux de l’opportunité qui m’est donnée de visiter cette terre », a aussi déclaré le pape dans son intervention en anglais, se disant satisfait de pouvoir « voir de (ses) yeux la créativité du peuple turc » et de pouvoir « goûter » son « antique culture » ainsi que sa « longue histoire, autant civile que religieuse ».
« J’aime les Turcs », dit le pape
Benoît XVI a fait part de son « profond respect pour tous les habitants de cette grande nation ». Après avoir évoqué la fondation en terre turque de « nombre des communautés primitives de l’Eglise », le souverain pontife a souligné que « cette noble terre a vu, en outre, une floraison considérable de la civilisation islamique dans les domaines les plus variés, dont la littérature et l’art, et aussi les institutions ».
« J’aime les Turcs », a encore déclaré Benoît XVI en citant son prédécesseur Jean XXIII, Angelo Giuseppe Roncalli, qui a séjourné en Turquie de 1935 à 1944 alors qu’il n’était encore que délégué apostolique à Istanbul. (apic/imedia/ami/be)
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