«Le dialogue entre les religions?»: un devoir!
Istanbul, 1er décembre 2006 (Apic) Le dialogue entre les religions est un devoir, a déclaré Benoît XVI à son départ de Turquie. Le pape a manifestement apprécié l’accueil qui lui a été réservé en Turquie.
«Je pense que pour le pasteur suprême de l’Eglise catholique», le dialogue entre les religions «est un devoir», a-t-il dit le 1er décembre. Avant de quitter le sol turc, le pape s’est entretenu pendant quelques minutes à l’aéroport, avec les autorités civiles d’Istanbul, renouvelant ses remerciements pour l’accueil chaleureux qu’il a reçu souhaitant que son voyage ait «un effet positif» dans le long terme.
«Je suis très gré au Seigneur d’avoir pu donner un signe de ce dialogue et d’avoir ainsi contribué à la meilleure compréhension entre les religions et les cultures», et particulièrement entre l’Islam et les chrétiens, a déclaré le pape en italien au gouverneur de la région. Il était installé sur une banquette à ses cotés, comme lors de sa première rencontre avec le Premier ministre turc Erdogan, à son arrivée le 28 novembre.
«Vraiment», le voyage «s’est passé sereinement». Je l’ai passé «avec une grande sérénité et une grande joie», et «j’ai compris et senti à chaque moment que les autorités ont fait tout leur possible» pour cela et que la population a collaboré «en entente parfaite», a confié Benoît XVI, remerciant les autorités «pour l’hospitalité et l’amitié» manifestées durant son séjour en Turquie.
«J’espère qu’il restera un signe d’amitié entre les peuples, entre les religions et, en ce sens, qu’il ait un effet positif aussi au-delà de ces jours», a encore affirmé le pape.
Commentant les propos des autorités sur leur pays «démocratique et laïc, ouvert et souhaitant contribuer à l’alliance des civilisations», le pape a expliqué «j’ai entendu cela, qu’ils veulent vraiment contribuer à l’amitié et ouvrir la voie pour une communion entre l’Europe et cette ville qui est aussi profondément européenne et qui lie les deux continents». Il a espéré que se «rapprochent toujours plus les structures et les civilisations» européenne et turque.
Quelques livres sous les bras
«Même si je n’ai pas pu en voir beaucoup, j’ai pu voir deux joyaux de cette très belle ville, sainte Sophie et la mosquée bleue qui me feront toujours une grande impression», a encore confié le pape au sujet d’Istanbul. «Dans mon coeur, demeure une profonde gratitude et une partie de mon coeur reste aussi à Istanbul», a-t-il ajouté. Le pape a dit emporter avec lui «quelques livres sur Istanbul pour approfondir» sa connaissance de la ville ainsi que «des dons qui lui permettront de s’en souvenir».
Au sujet d’une deuxième visite à Istanbul, le pape a déclaré en souriant «si Dieu me le concède, je suis vieux, je ne sais pas combien Dieu me concèdera de temps, je suis un être humain. Laissons tout à Dieu».
Dans le petit salon de l’aéroport, le gouverneur de la région d’Istanbul, le commandant militaire et le maire d’Istanbul ont chaleureusement remercié le pape pour sa visite, soulignant que ses déclarations et ses rencontres les avaient satisfaits, permettant aussi «d’éclairer beaucoup d’esprits» au sujet de la pensée du pape.
Saluant chacun d’entre eux après avoir avalé un café turc, le pape s’est rendu sur le tarmac de l’aéroport afin de serrer la main de quelques personnalités religieuses et de son interprète. Puis, il est monté à 13h à bord d’un Boeing 737-800 de la Turkish Airlines, qui a décollé à 13h15 sous un ciel maussade.
L’avion devrait atterrir à Rome autour de 14h45. Le pape devrait ensuite se rendre en voiture au Vatican. (apic/imedia/ar/pr)
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