Le pape a «réussi à tous les conquérir»
Rome, 3 décembre 2006 (Apic) Le bilan du voyage du pape en Turquie est «extrêmement positif» et certainement supérieur aux attentes de tous, a estimé le Père Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Il a déclaré sur les ondes de Radio Vatican que le voyage avait été positif à tous points de vue, s’arrêtant particulièrement sur la visite de la Mosquée bleue par Benoît XVI.
Au retour du voyage du pape en Turquie, auquel il a participé, le Père Federico Lombardi a déclaré que ce qui s’est passé durant ce voyage «a été très beau et encourageant, parce que cela signifie que la foi et le courage des papes ont été récompensés aussi dans l’affrontement de situations présentant des incertitudes».
Le Père jésuite, qui est également directeur de Radio Vatican et du Centre de télévision du Vatican, a estimé que le voyage avait été positif à tous points de vue: «au niveau du rapport avec le peuple turc et l’Etat turc, du rapport avec la religion musulmane, des rapports oecuméniques avec les autres confessions chrétiennes et de l’encouragement de la communauté catholique locale». Le pape a «réussi à tous les conquérir», a-t-il poursuivi, et «cela me semble un résultat extrêmement positif».
Le voyage a donné des fruits dans toutes les directions
Pour le directeur de Radio Vatican, la visite du pape à la Mosquée bleue, a été le moment qui a recueilli le plus d’attention et, dans un certain sens, c’est aussi celui qui a été, peut-être, le plus nouveau et le plus inattendu par rapport à il y a quelques semaines.
«Il me semble que, repensant à ce qui est arrivé ces derniers mois, aux discussions ou aux réactions suivant les incompréhensions de son discours à Ratisbonne, la visite à la mosquée et le moment de recueillement qui s’en est suivi ont été un acte symbolique qui a, dans un certain sens, réalisé et porté à la conscience commune, et aussi populaire, ce que les éclaircissements faits sur ses propos dans ses différentes déclarations et celles de ses collaborateurs avaient préparé ces derniers mois».
Mais il fallait aussi et justement cet acte physique, ce moment de rencontre cordiale avec le sourire et le coeur ouvert, pour démontrer et faire comprendre que les distances sont dépassées et que le dialogue est quelque chose de réel, de profond et de sincère, a ajouté le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. «Je dirais, qu’à part le moment de recueillement, aussi la cordialité du dialogue avec le grand mufti et l’imam qui accueillaient le pape dans la mosquée, a été un moment particulièrement expressif et heureux».
Sur le plan du dialogue oecuménique, il s’agit d’un cheminement qui continue, estime le Père jésuite. «C’est un cheminement que Benoît XVI a mis depuis le début, depuis le premier jour de son élection, parmi les priorités de son pontificat». En particulier, le désir passionné d’union montre que cette priorité du pontificat est vraiment très présente, poursuit-il. Il a également qualifié de «très expressives» les accolades avec le patriarche oecuménique Bartholomé Ier et les gestes de paix avec les représentants orthodoxes et des autres confessions chrétiennes lors de la messe conclusive du voyage.
Le Père Lombardi a accompagné le pape durant ce 5e voyage apostolique de Benoît XVI à l’étranger, du 28 novembre au 1er décembre 2006. En Turquie, le pape a rencontré les autorités politiques, les représentants de l’islam, de l’orthodoxie et des différentes confessions chrétiennes. Le 30 novembre, il a tenu à se rendre à la Mosquée bleue où il s’est recueilli en présence du grand mufti. Un acte novateur pour ce pontificat, et, en général, pour la papauté. (apic/imedia/ar/be)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse