Plus de la moitié sont sans diplôme, dans le canton de Berne

Suisse: Bénéficiaires de l’aide sociale en âge de travailler

Neuchâtel, 4 décembre 2006 (Apic) L’étude de l’Office fédéral de la statistique (OFS) à Neuchâtel, publiée le 4 décembre et réalisée auprès des communes du canton de Berne concernant l’aide sociale montre que plus de la moitié des personnes en âge de travailler soutenues par l’aide sociale sont sans diplôme professionnel.

Selon l’étude publiée le 4 décembre par l’Office fédéral de la statistique (OFS), sur l’aide sociale dans le canton de Berne, les enfants et les jeunes de 18 à 25 ans sont particulièrement tributaires de l’aide sociale. Le niveau de formation entraîne un risque très élevé de dépendance à l’aide sociale: 52,5% des bénéficiaires de l’aide sociale ne disposent en effet d’aucun diplôme professionnel. Tandis que dans la population totale du canton en âge de travailler, les sans diplôme ne représentent « que » 28,2%.

Les plus exposés sont les enfants, les jeunes adultes et les personnes divorcées. Les enfants et les jeunes (0 à 17 ans) sont particulièrement dépendants de l’aide sociale (7,1%). Viennent ensuite les jeunes adultes (18 à 25 ans) avec un taux de 5,8%.

Dans les deux groupes d’âges, le risque de devoir dépendre de l’aide sociale s’est accru par rapport à l’année précédente. L’OFS constate que retraités sont moins touchés, grâce au système de prévoyance vieillesse. Le risque de dépendre de l’aide sociale a même diminué pour les plus de 64 ans par rapport à l’année dernière.

On observe également des disparités en fonction de l’état civil : les personnes divorcées dépendent de l’aide sociale dans une proportion de 9,1%, donc un taux plus élevé que celui des personnes célibataires, mariées et veuves. Près de 5,% des ménages du canton de Berne reçoivent des prestations de l’aide sociale. Parmi ceux-ci, les famille monoparentales sont fortement exposées : près d’un ménage monoparental sur quatre (24,6%) est tributaire de l’aide sociale.

Les villes sont particulièrement touchées par ce phénomène social. Le taux des personnes dépendant de l’aide sociale se situe nettement au-dessus de la moyenne cantonale dans les grandes villes et leurs communes d’agglomération.

Dans 36,9% des cas, l’amélioration de la situation professionnelle représente la principale raison de l’interruption de l’aide sociale. Cette amélioration, dans près de deux tiers des cas, est liée au recommencement d’activité professionnelle. L’intégration dans la vie professionnelle reste donc un facteur important de réduction de la durée d’octroi de l’aide sociale. En outre, dans près d’un tiers de cas, l’aide sociale a cessé parce que les personnes concernées ont obtenu des prestations d’une assurance sociale. L’aide sociale remplit souvent la fonction d’une aide financière transitoire jusqu’au moment où les prestations d’une assurance sociale sont accordées et versées.

L’aide sociale représente la seule source de revenus dans près de la moitié des cas. 48,3% des ménages soutenus ne disposent d’aucun autre revenu que l’aide sociale. Cette part est plus élevée parmi les ménages d’une personne (55,1%). (apic/com/vb)

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