L’opposition à «Trident» grandit en Grande-Bretagne
Londres, 10 décembre 2006 (Apic) Des responsables d’Eglise du Royaume Uni ont fait part de leurs inquiétudes concernant le projet de renouvellement du Trident, le dispositif britannique de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, pour un coût estimé pouvant se monter jusqu’à 20 milliards de livres sterling (environ 30 milliards d’euros).
«Il s’agit d’armes dont les effets mortels frappent sans discernement et dont les conséquences à long terme sur tout un environnement physique seraient horribles,» a déclaré Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry, à la suite de l’annonce faite le 4 décembre que le gouvernement recommandait la construction d’une nouvelle génération de sous-marins lanceurs de missiles nucléaires.
«Beaucoup de gens ne seront jamais convaincus de la moralité d’une force de dissuasion nucléaire,» a affirmé l’archevêque Williams, qui est à la tête de la Communion anglicane mondiale et est le chef spirituel de l’Eglise d’Angleterre. La chambre basse du parlement britannique se prononcera sur la question en mars.
Dans une déclaration conjointe, les responsables des Eglises baptiste, méthodiste et réformée unie ont pour leur part estimé que le remplacement du système Trident ferait parvenir un message erroné aux pays qui cherchent à acquérir ou à élaborer l’arme nucléaire.
«Le remplacement du dispositif Trident par un système capable de servir jusqu’en 2050 est un affront aux engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du Traité de non-prolifération,» ont déclaré les responsables d’Eglise.
L’opposition aux missiles s’est également manifestée de la part d’autres responsables chrétiens en Grande-Bretagne. Le pasteur Alan McDonald, modérateur de l’Eglise d’Ecosse, a notamment déclaré le 6 décembre: «Le maintien d’un dispositif d’armes nucléaires, capable de causer d’injustes souffrances même à des innocents, serait une décision moralement et théologiquement mauvaise». (apic/eni/pr)
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