Une longue tradition
Rome, 12 décembre 2006 (Apic) La traditionnelle «messe pour la France» sera célébrée dans la basilique Saint-Jean de Latran, cathédrale de Rome, le 13 décembre 2006, jour de la sainte Luce. Cette année, cette cérémonie sera présidée par le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome, et concélébrée par les membres de la présidence de la Conférence épiscopale française.
Présidée par le cardinal Ruini, la messe pour la France sera ainsi concélébrée par le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la Conférence épiscopale française, ainsi que par ses vice-présidents, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, et Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy. L’ambassadeur de France près le Saint-Siège, Bernard Kessedjian, représentera le président de la République française lors de cette célébration.
Cette messe traditionnelle trouve ses racines dans le dialogue qui a repris en 1604 entre le Royaume de France et le Saint-Siège après les guerres de religion. A cette époque, Henri IV (1589-1610), roi de France, avait voulu célébrer cet événement en faisant don au Latran de l’abbaye de Clairac (aujourd’hui dans le département du Lot-et-Garonne) et de ses revenus. En échange, le roi s’était vu remettre le titre de chanoine honoraire du chapitre de la basilique.
Depuis cette époque, les chefs de l’Etat portent toujours ce titre honorifique. Chaque année, une messe pour la France est célébrée par le chapitre du Latran le 13 décembre, fête de sainte Luce et anniversaire de la naissance d’Henri IV. L’ambassadeur de France près le Saint-Siège y assiste en tant que représentant du président de la République. Malgré plusieurs interruptions, la tradition s’est maintenue jusqu’à nos jours.
Le 20 janvier 1996, Jaques Chirac avait effectué une visite d’Etat au Vatican et, le soir même, s’était rendu dans la cathédrale de Rome. Il avait alors salué «une fidélité réciproque» entre la France et le Saint-Siège «jamais démentie malgré le temps et les passions de l’histoire». Le chef de l’Etat français avait ajouté que «l’indispensable dialogue, pour difficile voire douloureux qu’il ait pu être dans l’histoire, ne s’est jamais rompu» affirmant que «les catholiques de France savent désormais pouvoir vivre en citoyens sans rien renier de leur foi». (apic/imedia/pad/be)
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