Portugal: Vaste mobilisation en vue du référendum pour dépénaliser l’avortement

La campagne pour le «Non» s’organise

Lisbonne, 28 décembre 2006 (Apic) Les positions se durcissent au Portugal à moins de deux mois du référendum pour la dépénalisation de l’avortement. En vue du 11 février 2007, date du référendum, un «Groupe de citoyens» a lancé une campagne pour le «Non», position ferme et sans équivoque de l’Eglise Qui s’ajoute à l’appel du patriarche de Lisbonne, le cardinal José da Cruz Policarpo, pour demander aux Portugais de rejeter la loi sur l’avortement.

«Etes-vous d’accord avec la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse si elle a lieu à la demande de la femme, pendant les dix premières semaines de grossesse, dans une structure sanitaire autorisée par la loi?» Telle sera la question du référendum sur l’avortement qui aura lieu au Portugal le 11 février 2007, ainsi que l’a établit le Président, Anibal Cavaco Silva.

En 1988 seulement 31% des portugais se sont prononcés au référendum de l’époque. Le résultat n’ayant pas été convainquant, on réitère la consultation. Dans la réalité au Portugal on admet l’avortement dans les 12 premières semaines en cas de violence ou s’il y a quelque risque pour la mère. Ce que l’on veut maintenant c’est le libéraliser jusqu’à 10 semaines de gestation.

Face à cette situation les citoyens se mobilisent, dont l’Eglise et un «Groupe de citoyens», qui s’est créé. Ce dernier. Avec le soutien de l’Eglise, organise une campagne en faveur du «Non» au référendum.

Les évêques se sont prononcés à différentes occasions sur ce thème. Le Conseil Permanent de la Conférence Episcopale Portugais, CEP, a publié une Note Pastorale dans laquelle il demandait à tous les fidèles de rejeter la libéralisation de l’avortement lors du référendum, affirmant que «la légalisation n’est pas la voie adéquate pour résoudre le drame de l’avortement clandestin». A l’ouverture de l’Assemblée Plénière célébrée à Fatima du 13 au 16 novembre, le Président de la Conférence Episcopale Portugaise (CEP), Mgr Jorge Ferreira da Costa Ortiga, a réaffirmé sa préoccupation pour le référendum et pour la crise sociale que traverse le pays, exprimant de façon claire et sans équivoque la position de l’Eglise par rapport à l’avortement: «Même si l’on nous reproche d’être rétrogrades par rapport à d’autres pays, nous sommes positivement en faveur de la vie, de sa conception jusqu’à sa fin».

Rejet péremptoire

Plus récemment, le patriarche de Lisbonne, le cardinal José da Cruz Policarpo, a appelé les Portugais au rejet de la loi sur l’avortement. Chaque interruption de grossesse est un refus de donner à une vie humaine sa place dans le monde, a affirmé le prélat dans son message de Noël diffusé par la télévision nationale.

Le parlement a adopté à la mi-octobre une loi, à soumettre au vote populaire, visant à décriminaliser l’interruption de grossesse et à en assouplir les critères d’acceptation. Elle serait autorisée selon la nouvelle loi jusqu’à la 10e semaine de grossesse et jusqu’à la 16e semaine en cas de danger physique ou psychique manifeste pour la mère. Un sondage publié il y a quelques semaines a fait apparaître que 63% de la population approuve le nouveau projet de loi. (apic/fides/ar/pr)

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