Des évêques décèdent et ne sont pas remplacés
Pékin, 29 décembre 2006 (Apic) Les 13 et 18 décembre derniers, deux évêques sont décédés de maladie en Chine. Ils étaient âgés respectivement de 80 et 94 ans. Avec leur disparition, le nombre des sièges épiscopaux vacants croît et ne rend que plus actuelle la question du mode de désignation des évêques.
En novembre dernier, rappelle l’agence «Eglises d’Asie», les autorités chinoises justifiaient l’ordination d’un évêque pour le diocèse de Xuzhou (province du Jiangsu) – menée sans l’accord du pape – par le fait, notamment, que plus de 40 sièges épiscopaux sur 97, au sein de l’Eglise «officielle», étaient vacants.
Le 13 décembre, c’est dans la province du Shanxi, dans le nord du pays, que Mgr Joseph Li Hongguang, évêque du diocèse de Xinjiang (Yuncheng), est décédé. Agé de 80 ans, l’évêque «officiel» et reconnu par Rome est mort d’une maladie cardiaque. Son décès a d’autant plus marqué l’Eglise locale qu’il est intervenu cinq mois après celui de son prédécesseur, Mgr Augustine Zheng Shouduo, mort le 16 juillet dernier à l’âge de 90 ans. Les funérailles de Mgr Joseph Li ont eu lieu le 20 décembre et, malgré une température glaciale, plusieurs milliers de catholiques ont pris part au cortège funéraire.
Comparant l’Eglise locale à «une famille privée de père», un prêtre du diocèse a déclaré qu’il était regrettable qu’aucun successeur n’ait été nommé du vivant de Mgr Li. «Dieu prendra soin de son Eglise», a-t-il ajouté, précisant que les affaires du diocèse étaient pour l’heure du ressort d’une équipe de huit prêtres.
Le 18 décembre, c’est dans le sud-est du pays, au Fujian, que Mgr Joseph Zheng Changcheng, évêque de Fuzhou, est mort. Agé de 94 ans, il est décédé sans que son rêve de réconciliation entre les communautés «clandestines» et «officielles» locales ne se réalise. Prêtre de la partie «clandestine» du diocèse, il avait choisi, au début des années 1990, de faire surface et d’accepter la charge d’évêque «officiel» de Fuzhou. Son ordination épiscopale avait été reconnue par Rome. Durant toutes ces années, à la tête d’un diocèse très divisé, il avait tenté de faire prévaloir l’unité, affirmant aux visiteurs de passage qu’il n’y avait qu’une seule Eglise en Chine, mais l’Eglise locale à Fuzhou est restée profondément divisée. Au sein même de la communauté clandestine, on trouve deux factions, l’une dirigée par l’évêque clandestin du diocèse, Mgr John Yang Shudao, aujourd’hui âgé de 89 ans, et l’autre emmenée par un prêtre, le P. Lin Yuntuan. (apic/eda/bb)
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