Respecter la dignité de tous, en priorité en Terre sainte

Rome: Le pape invite la communauté internationale à oeuvrer pour la paix

Rome, 1er janvier 2007 (Apic) Benoît XVI a invité le 1er janvier 2007 les membres de la communauté internationale à « oeuvrer ensemble pour la paix » dans le respect de la dignité de la personne humaine, en priorité en Terre sainte.

Le pape s’est particulièrement adressé aux responsables des nations lors de la messe célébrée dans la basilique Saint-Pierre, au Vatican, à l’occasion de la fête solennelle de Marie, « très sainte Mère de Dieu », et de la 50e Journée mondiale de la paix.

« Comment ne pas tourner le regard encore une fois vers la situation dramatique qui caractérise cette terre où est né Jésus ? », s’est interrogé le pape au cours de son homélie, en évoquant la situation en Israël et dans les territoires palestiniens.

Devant de nombreux membres du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, Benoît XVI a invité les fidèles à « une prière insistante » afin que « le jour de la paix arrive dès que possible dans cette région, le jour où se résoudra définitivement le conflit en cours qui dure désormais depuis trop longtemps ».

Prononçant avec insistance ce passage de son homélie, le pape a aussi indiqué qu’un accord de paix, pour être durable, devait s’appuyer sur le respect de la dignité et des droits de tous. « Le souhait que je formule devant les représentants des nations ici présents est que la communauté internationale conjugue ses efforts pour qu’au nom de Dieu se construise un monde dans lequel les droits essentiels de l’homme soient respectés par tous », a encore affirmé Benoît XVI.

La dignité pour tout homme, sans distinction de race, de culture ou de religion

« Justement parce qu’il a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, chaque individu humain, sans distinction de race, de culture et de religion, est revêtu de même dignité de personne », a aussi indiqué le pape. Il a plaidé pour son respect, ajoutant qu’ »aucune raison ne peut jamais justifier que l’on dispose de lui ».

« Face aux menaces contre la paix malheureusement toujours présentes, face aux situations d’injustice et de violence qui continuent de persister dans différentes régions de la terre, devant les conflits armés qui perdurent, souvent oubliés par l’opinion publique, face au danger du terrorisme qui perturbe la sérénité des peuples, il devient plus nécessaire que jamais d’oeuvrer ensemble pour la paix », a encore confié le pape.

Non aux armements nucléaires

Le souverain pontife a aussi cité plusieurs passages de son Message pour la Journée mondiale de la paix 2007, rendu public le 12 décembre dernier. Dans ce texte centré autour de la personne humaine, le pape dénonçait entre autres l’attentat contre la paix que représentent le terrorisme, la famine, l’avortement, la recherche sur les embryons et l’euthanasie. Il y réclamait aussi le respect de la liberté religieuse et le démantèlement des armes nucléaires qui sont des « ombres menaçantes » pour l’humanité.

La paix au Proche-Orient et dans le reste du monde a aussi été invoquée au cours des intentions de prière universelle de la messe. En chinois, les fidèles ont prié pour les responsables des nations et des organismes internationaux. En arabe, la prière de l’assemblée a par ailleurs été consacrée à ceux qui vivent menacés par la violence et la force des armes.

A l’occasion de la fête liturgique de la « très sainte Mère de Dieu », Benoît XVI a aussi souligné combien la virginité et la maternité de Marie étaient indissociables. C’est ainsi, a-t-il expliqué au cours de l’homélie, que l’on comprend pleinement le mystère de Marie, « mère spirituelle de l’humanité tout entière ». La première messe de l’année au Vatican a été concélébrée par cinq cardinaux et archevêques: le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, Mgr Leonardo Sandri, substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, et Mgr Giampaolo Crepaldi, secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix. Une quinzaine de cardinaux et de nombreux prélats ont aussi assisté à la messe présidée par le pape. Au terme de la messe, à midi, le pape devait apparaître à la fenêtre de ses appartements, place Saint-Pierre, pour le premier Angélus de l’année 2007. JB/AMI

Encadré

Le pape dénonce les « rites mondains » lors des fêtes de fin d’année

Pour les chrétiens, les fêtes de fin d’années ne doivent pas être marquées par le divertissement, a indiqué le pape au soir du 31 décembre 2006, célébrant les vêpres dans la basilique Saint-Pierre au Vatican. Benoît XVI a invité les chrétiens à « regarder fixement l’enfant Jésus » plutôt que de s’évader de la réalité par des « rites » mondains marqués par le divertissement, souvent vécu comme une évasion de la réalité. Quelques heures plus tôt, lors de la prière de l’Angélus, le pape avait par ailleurs souhaité que les familles chrétiennes puissent « résister aux coups destructeurs d’une certaine culture contemporaine qui mine les bases mêmes de l’institution familiale ».

Evoquant la maternité divine de Marie, le pape a indiqué que celle-ci avait été définie dogmatiquement lors du Concile d’Ephèse, en 431. Il a alors rappelé sa récente et « inoubliable visite » dans la ville située aujourd’hui en Turquie, le 29 novembre dernier.

« Comment ne pas exprimer toute ma gratitude filiale à la sainte mère de Dieu pour la protection spéciale qu’elle m’a accordé dans ces jours de grâce », s’est interrogé Benoît XVI un mois après son voyage en Turquie.

Au début des premières vêpres de l’année, présidées par Benoît XVI, un choeur a chanté l’hymne traditionnel du Te Deum pour remercier Dieu pour l’année écoulée. Une heure plus tard, au terme de la cérémonie, le pape a salué le maire de Rome, Walter Veltroni, ainsi que le prince Emmanuel-Philibert de Savoie accompagné de son épouse. Auparavant, lors de la prière dominicale de l’Angélus, Benoît XVI avait prié la Vierge et saint Joseph, son époux, de soutenir les familles « pour qu’elles sachent résister aux coups destructeurs d’une certaine culture contemporaine qui mine les bases mêmes de l’institution familiale ». A l’occasion de la fête liturgique de la « sainte famille » le pape avait aussi indiqué que la famille chrétienne, unie dans le sacrement du mariage et nourrie par la Parole et l’Eucharistie, était appelée à « réaliser la vocation et la mission étonnantes d’être une cellule vivante non seulement de la société, mais aussi de l’Eglise, signe et instrument d’unité pour tout le genre humain ». (apic/imedia/ami/be)

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