Vive réaction de l’Organisme catholique pour la vie et la famille

Canada: Selon le tribunal, trois parents légaux pour un seul et même enfant

Ottawa, 10 janvier 2007 (Apic) La décision rendue début janvier par la Cour d’appel de l’Ontario à Toronto – qui a jugé qu’un enfant peut avoir légalement un père et deux mères – a certes réjoui gays et lesbiennes, mais fâché divers milieux chrétiens. L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) a officiellement réagi à ce jugement, estimant qu’il devrait être une « sonnette d’alarme » pour les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada.

« Il faut ralentir le rythme accéléré des métamorphoses que nous imposons à nos institutions sociales les plus fondamentales », estime l’OCVF dans un communiqué. Fondé conjointement par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et le Conseil suprême des Chevaliers de Colomb, l’OCVF appelle les Canadiennes et Canadiens à « faire une pause pour réfléchir, pour étudier et pour débattre des chemins où nous entraînent les normes changeantes que nous nous donnons par rapport au mariage et à la famille ».

Selon l’OCVF, les besoins, les droits et le meilleur intérêt des enfants doivent guider toute décision relative à la famille. L’organisme insiste en outre sur la responsabilité des législateurs de protéger les réalités naturelles de la maternité, de la paternité et de la famille et demande aux gouvernements fédéral et provinciaux de « s’assurer que leurs lois continuent de promouvoir le modèle naturel de la famille nucléaire ».

Il est temps de s’arrêter pour réfléchir

Dans une prise de position intitulée « Trois parents pour un enfant? Il est temps de s’arrêter pour réfléchir », l’OCVF rappelle que la maternité et la paternité sont des réalités naturelles fondées sur des faits biologiques « qu’aucun tribunal ni aucun gouvernement ne peut redéfinir ».

Génétiquement parlant, tout enfant naît d’une mère et d’un père et dans toute la mesure du possible, il faut respecter son droit et son besoin d’être élevé par ses parents biologiques, relève l’organisme catholique canadien. « Lorsque cela s’avère impossible, l’adoption constitue une alternative louable et importante qui sert le meilleur intérêt de l’enfant. Les nouveaux désirs des adultes ne changent rien aux besoins des enfants ».

L’OCVF relève que la recherche continue de démontrer que l’environnement le plus favorable au développement de l’enfant est celui d’une famille au sein de laquelle il est élevé par ses propres père et mère. « Il y a tout lieu de s’inquiéter lorsqu’une société choisit intentionnellement de s’éloigner de ce modèle. Nous ne connaissons pas encore l’impact que peuvent avoir trois parents légaux ou plus sur l’enfant; notre expérience avec le divorce et ses effets malheureux sur les enfants nous invite toutefois à la prudence. Nous ne pouvons qu’imaginer les vastes conséquences qui pourraient découler d’une redéfinition radicale de la maternité, de la paternité et de la famille », peut-on lire dans le communiqué de l’OCVF.

« Nous leur devons de prendre des décisions responsables, longuement mûries, concernant la structure de la famille, puisqu’elle affecte profondément leur développement et leur bien-être. Les enfants sont vulnérables et doivent être protégés plutôt que soumis à une nouvelle expérience sociale. Au lieu de laisser aux tribunaux le soin de définir des politiques sociales, les gouvernements doivent s’assurer que leurs lois continuent de promouvoir le modèle naturel de la famille nucléaire ». En conclusion, l’organisme catholique souligne que les enfants sont l’avenir du Canada. (apic/cecc/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/canada-selon-le-tribunal-trois-parents-legaux-pour-un-seul-et-meme-enfant/