Soleure: Toujours pas de solution au couvent oecuménique de Beinwil
Beinwil, 14 janvier 2007 (Apic) Le conseil de fondation du couvent de Beinwil a donné son congé pour fin 2006 à la communauté oecuménique occupant son bâtiment. De communauté, en fait, il n’en demeure que le gourou, Christian Homey, qui refuse de partir.
Le «prieur» de la communauté oecuménique de Beinwil n’a pas l’intention d’évacuer les lieux, révèle le magazine Facts dans sa dernière édition. Son reporter s’est rendu sur place pour enquêter. La maison est ouverte, le magasin du couvent est devenu un self-service, la sonnette fonctionne. Mais personne ne répond au journaliste. Un livre d’or récolte des réactions de soutien au «dernier des Mohicans», le très contesté prieur Christian Homey. Ni lui ni son avocat ne recevront le visiteur.
Mais d’autres s’exprimeront beaucoup plus volontiers, et même avec clarté. Le pasteur du Münster de Bâle et président du Conseil de fondation Franz Christ déclare que «le projet ne correspond plus à son objectif». Il compte sur la raison de Christian Homey pour renoncer et s’en aller. Il serait dommage de faire évacuer le couvent par les forces de police, a-t-il déclaré.
Un véritable gourou de secte
Comment en est-on arrivé là? Les membres de la communauté ont sans cesse reproché à Christian Homey sa façon autoritaire de la diriger. Ses confrères et consoeurs lui ont peu à peu tourné le dos. Un ancien membre de la communauté a déclaré dans Facts: «Il se considère comme le souverain absolu de Beinwil, il se prétend appelé par Dieu et se prend pour un martyr». Guido A. Wemans, l’ancien président du Cercle des amis, un organe externe de soutien à ce projet oecuménique, parle même d’un véritable gourou de secte. Christian Homey avait adopté comme principe: «Si tu ne m’aimes pas, alors je te déteste».
Facts souligne que Guido A. Wemans avait demandé le 13 février 2005 à Mgr Kurt Koch d’intervenir d’urgence. Il espère toujours que l’évêché fera avancer l’affaire: «Je mets mon espoir en l’évêque». Du côté du diocèse, cependant, on ne se sent pas du tout concerné par cette affaire. En 2006, le vicaire général du diocèse, le Père Roland-Bernhard Trauffer, avait souligné dans la «Schweizerische Kirchenzeitung» que l’association «Communauté oecuménique de Beinwil» n’était en aucun cas une institution du diocèse. L’évêché ne se sentait donc pas responsable des difficultés du couvent de Beinwil. A plusieurs reprises, les médias alémaniques ont tenté de faire de Beinwil une «deuxième affaire Röschenz», mais Mgr Koch a toujours gardé ses distances face à cette communauté. (apic/kath.ch/gs/bb)
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