L’Eglise s’est fortement mobilisée pour le 11 février

Portugal: Participation faible sur le vote concernant l’interruption de grossesse

Lisbonne, 11 février 2007 (Apic) Les Portugais se sont rendus aux urnes pour le vote sur la dépénalisation de l’avortement. Le cardinal-patriarche de Lisbonne a formellement appelé la population à voter

Le cardinal-patriarche de Lisbonne, Mgr José Policarpo, a été l’un des premiers à voter dimanche 11 février lors du référendum sur la dépénalisation de l’avortement au Portugal et a appelé ses concitoyens à participer à la consulation. «Il est du devoir de tous les Portugais de voter. C’est une obligation», a affirmé Mgr Calicarpo interviewé par la presse après avoir déposé son bulletin de vote.

Le patriarche de Lisbonne est régulièrement intervenu au cours de la campagne contre la dépénalisation de l’avortement, considéré comme un «crime abominable» par l’Eglise.

A la mi journée, les électeurs portugais étaient très peu nombreux à s’être rendus aux urnes. Pourtant le pays possède l’une des lois les plus répressives en Europe dans ce domaine. Les derniers sondages ont laissé prévoir une majorité de «oui» mais une faible participation pourrait jouer en faveur des adversaires de la dépénalisation.

«Etes-vous d’accord avec la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse si elle a lieu à la demande de la femme, pendant les dix premières semaines de grossesse, dans une structure sanitaire autorisée par la loi?» Telle était la question de la consultation populaire sur l’interruption volontaire de grossesse.

Seuls 31% des Portugais avaient voté en 1988

En 1988 seulement 31% des Portugais avaient voté.. La consultation, sujette à caution car une majorité peinait à se dégager, a été réitérée. Le Conseil Permanent de la Conférence Episcopale Portugais, CEP, a publié une Note Pastorale dans laquelle il demandait à tous les fidèles de rejeter la libéralisation de l’avortement lors du vote, affirmant que la légalisation n’était pas la voie adéquate pour résoudre le drame de l’avortement clandestin».

A l’ouverture de l’Assemblée plénière des évêques à Fatima du 13 au 16 novembre, le Président de la Conférence Episcopale Portugaise (CEP), Mgr Jorge Ferreira da Costa Ortiga, a réaffirmé sa préoccupation avait exprimé sans équivoque la position de l’Eglise par rapport à l’avortement: «Même si l’on nous reproche d’être rétrogrades par rapport à d’autres pays, nous sommes positivement en faveur de la vie, de sa conception jusqu’à sa fin».

Le parlement a adopté à la mi-octobre 2006 une loi, à soumettre au vote populaire, visant à décriminaliser l’interruption de grossesse et à en assouplir les critères d’acceptation. Elle serait autorisée selon la nouvelle loi jusqu’à la 10e semaine de grossesse et jusqu’à la 16e semaine en cas de danger physique ou psychique manifeste pour la mère. Un sondage publié il y a quelques semaines a fait apparaître que 63% de la population approuvait le nouveau projet de loi. (apic/fides/ag/vb)

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