Sénégal: Multiplication des incidents entre adversaires politiques avant la présidentielle
Dakar, 14 février 2007 (Apic) Les dignitaires musulmans et de l’Eglise catholique, ainsi que la société civile du Sénégal sont montés mercredi au créneau pour lancer des appels au calme, à la suite d’une série d’incidents enregistrés dans la campagne électorale.
Depuis samedi 10 février, partisans et adversaires des 15 candidats en lice pour le scrutin présidentiel du 25 février s’affrontent en différents endroits du pays. Les derniers incidents ont eu lieu mardi 13 février. Les incidents ont fait plusieurs blessés.
Face à cette montée de la violence, El hadj Moustapha Cissé, chef religieux et coordinateur du Cercle des chefs religieux intellectuels pour la paix et la concorde au Sénégal (CCRIPC), a lancé un appel aux candidats. Le CCRIPC regroupe des dignitaires musulmans et catholiques du Sénégal.
Dans une déclaration, la seconde en deux jours faite au non de son organisation, il a condamné «fermement ces violences». Le CCRIPC, a-t-il souligné, demande aux candidats qu’ils lancent un appel à leurs militants pour leur demander d’arrêter ces violences.
Au nom de l’Eglise catholique, minoritaire mais très influente au Sénégal, l’abbé Alphonse Seck, président de la Commission justice et paix (CJP), a pour sa part souligné la préoccupation du clergé, face aux troubles qui se développent dans la campagne électorale. «La violence appelle toujours la violence», a-t-il dit, soulignant «l’urgence» pour les acteurs politiques de «revenir à la raison».
Avant la campagne électorale, la CJP avait lancé un appel au calme, à la suite de menaces contre des hommes politiques et des journalistes. (apic/ibc/pr)
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