Londres: Un évêque anglican place l’environnement au centre de la religion chrétienne
Wittenberg, 25 février 2007 (Apic) En prenant le train, un évêque souhaite placer l’environnement au centre de ses préoccupations de chrétien.
Pour la plupart des 150 délégués qui se sont rendus en Allemagne pour le rassemblement de responsables d’Eglise dans la ville historique de Wittenberg, le trajet n’a duré que quelques heures, grâce aux nombreuses compagnies aériennes à bas prix qui traversent le ciel européen.
Pas pour l’évêque anglican de Londres, Richard Chartres, 59 ans. Il a promis de s’abstenir de prendre l’avion pendant une année en signe d’engagement en faveur de l’environnement. Son déplacement de Londres à Berlin s’est donc effectué par le train: quelque 1’000 kilomètres.
« Le voyage est plus long, » a déclaré l’évêque Chartres, interrogé par l’Agence oecuménique ENI, lors de son passage à Wittenberg, ville où Martin Luther a lancé la Réforme.
L’évêque a signé un engagement à s’abstenir de tout trajet aérien pendant 12 mois lors d’une manifestation de la campagne Stop Climate Change (Stop aux changements climatiques), organisée à Londres en octobre.
« Je ne céderai pas, » a insisté l’évêque Chartres, bien qu’il ait reconnu que les conséquences de sa décision étaient, parfois « très ennuyeuses ». Sa décision avait du reste été critiquée en 2006, par Michael O’Leary, directeur général de la compagnie à bas prix Ryanair.
« Je ne fais pas de sermons pour les autres. Si quelqu’un dit ’réduisons le CO2’ … cette personne doit être très attentive à la trace qu’elle laisse. C’est une autre manière d’être fidèle, de marcher avec légèreté sur la planète ». Le prélat anglican avoue avoir refusé des invitations, dont celle du gouvernement norvégien pour qu’il assiste à une conférence de sensibilisation sur l’environnement à Tromso, la plus grande des villes norvégiennes situées au nord du cercle polaire arctique. « Je n’ai pas pu m’y rendre, pas avec le temps dont je dispose ».
Il a toutefois reconnu avoir des doutes quant à sa capacité à tenir sa promesse de ne pas prendre l’avion lorsque les 12 mois seront écoulés. « Tout cela a un coût, pas seulement financier, mais aussi en termes d’efficacité de travail ».
Le respect de l’environnement, a-t-il déclaré, est un élément central de la foi, bien que les chrétiens aient parfois « fait preuve de lenteur sur cette question ». (apic/eni/pr)
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