Mali: Lettre pastorale en vue des élections présidentielles et législatives d’avril prochain
Bamako, 25 février 2007 (Apic) La Conférence épiscopale du Mali (CEM) a appelé les citoyens au discernement entre le bien et le mal. Elle leur a demandé de « réhabiliter » la politique pour que les prochaines élections présidentielles et législatives du 29 avril 2007, se passent dans « les meilleures conditions pour tous ».
La CEM a publié une lettre pastorale adressée au peuple malien, intitulée: « Et si nous réhabilitons la politique? »
Selon les cinq évêques, membres de la CEM, chaque malien peut constater « le clientélisme, l’incivisme, l’affairisme » qui caractérise la vie politique du pays. « Le jeu politique est perturbé, au point qu’il faille s’interroger sur les raisons de la floraison et de l’éclatement incessants des partis politiques ».
Les évêques déplorent la pléthore d’idées qu’ils lient à un « culte exagéré de l’amour-propre » de dirigeants de partis qui ne supportent pas d’être contrariés au sein de leurs formations.
A ce sujet, la CEM s’est demandée si « les alliances et les regroupements » de tout genre auxquels on assiste actuellement dans le pays, sont « réellement le fait de visions consensuelles sur l’avenir du Mali ou bien de contrats stratégiques et circonstanciels ».
Pour les prélats, la communauté politique existe pour le bien commun que les individus ne peuvent réaliser tout seul. « Ce bien commun est le lendemain dont rêvaient les maliens après 1991. En mars de cette année-là, le pays avait connu une révolution populaire qui a mis fin au régime du président Moussa Traoré et ouvert une ère démocratique.
Les évêques de l’Eglise du Mali demandent enfin à leurs concitoyens, de « rétablir un climat de confiance et de refuser la violence ». (apic/ibc/pr)
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