Les exercices spirituels de Carême du cardinal Biffi
Rome, 27 février 2007 (Apic) Nouvelle intervention du cardinal Giacomo Biffi, au cours des exercices spirituels de la curie romaine. La société, a-t-il commenté le 27 février, se déshumanise en se détachant du Christ.
Ce thème a été développé par l’archevêque émérite de Bologne lors de la troisième journée des exercices spirituels de Carême auxquels ont participé Benoît XVI et la curie romaine, rapporte mardi Radio Vatican.
Chaque homme, «même celui qui est le plus éloigné de l’Evangile a été pensé et voulu par le Christ», a expliqué le cardinal Biffi, selon Radio Vatican. «Chaque humanisme séparé de la connaissance du Christ ou ’programmatiquement’ contraire à la foi chrétienne conduit immanquablement à une société déshumanisée. C’est la leçon tragique que nous tirons du XXe siècle», a déclaré le cardinal dans la première méditation quotidienne proposée au pape et à ses collaborateurs.
«Jusqu’à il y a quelques décennies, a expliqué le cardinal dans sa seconde méditation de la journée, on pensait, en suivant saint Augustin, qu’à partir du moment où le nom de Jésus était le seul dans lequel on puisse trouver le salut, celui qui ne l’honorait pas était en marche sur la route de la perdition».
«Aujourd’hui, au contraire, croire dans la valeur unique et indispensable de la croix peut nous faire apparaître comme des hommes aux vues étroites et à l’âme incapable de compréhension et d’ouverture envers tout ce qu’il y a de vrai et de bon dans le monde extra-chrétien», a-t-il poursuivi, a rapporté Radio Vatican.
Le cardinal a alors rappelé qu’il est nécessaire de comprendre que «les valeurs, où qu’elles se trouvent, sont objectivement toujours issues du Christ. C’est uniquement dans la centralité universelle du Christ que l’on peut dépasser l’antinomie entre l’identité chrétienne et une volonté irénique d’ouverture à tous».
«Il n’existe pas dans le christianisme le précepte d’aimer le croyant, mais celui d’aimer son prochain, car il est image du Christ. Toute vraie valeur est donc par elle-même chrétienne et comme telle doit être appréciée partout où elle se trouve : dans l’art, dans la recherche, dans la méditation», a conclu le cardinal Biffi. (apic/imedia/hy/pr)
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