«J’ai la conscience tranquille»
Bratislava, 28 février 2007 (Apic) L’archevêque de Bratislava, Mgr Jan Sokol, a admis pour la première fois qu’il avait eu des contacts avec des membres de la police secrète communiste de l’ancienne Tchécoslovaquie. Il affirme cependant avoir livré des informations sans importance.
«J’ai la conscience tranquille», soutient Mgr Sokol, encore accusé récemment de collaboration avec le pouvoir communiste. Des membres de la StB (police secrète communiste) l’ont contraint à les rencontrer, affirme le prélat dans un communiqué diffusé le 27 février. «Lors de ces rencontres, qui ont toujours été humiliantes pour moi, je me suis efforcé de préserver les intérêts de l’Eglise et de dévier l’attention de la StB sur des sujets sans importance».
Jusqu’à maintenant, Jan Sokol avait nié tout contact avec la StB. Ces dernières semaines encore, il a soutenu n’avoir livré des informations aux services secrets «ni sous forme orale, ni sous forme écrite». Il réagissait ainsi à des articles de presse selon lesquels il aurait livré des informations à la StB sur d’autres prêtres et sur les visites de représentants du Vatican en Tchécoslovaquie.
C’est dans la mouvance de la démission de l’archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, que la presse slovaque est revenue à la charge, accusant Mgr Sokol d’avoir été un mouchard au service de la police secrète communiste. Lors d’une conférence de presse tenue en janvier à Bratislava, le secrétaire de Mgr Sokol, Tibor Hajdu, et l’historien de l’Eglise Jozef Halko ont présenté des document certifiant que les autorités politique de l’époque considéraient Sokol comme «Persona non grata». Il est cependant vrai qu’auparavant, elles l’avaient enregistré de 1973 à 1988 comme «candidat à la collaboration secrète» et depuis août 1989 comme «agent». Ces documents ont cependant tous été annulés après la Révolution de velours. (apic/kna/job/bb)
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