Accusé d’avoir collaboré avec les services communistes

Pologne: Le cardinal Dziwisz prend la défense de l’archevêque Henryk Nowacki

Cracovie, 4 mars 2007 (Apic) «Attaquer cet homme, c’est attaquer tous les Polonais collaborateurs du Saint-Père (Jean Paul II, ndlr)», et ainsi accuser le pape polonais, a affirmé le cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie, dans une déclaration confiée à Radio Vatican, le 2 mars 2007. Pour l’ancien secrétaire particulier de Jean Paul II, c’est «une manière de faire obstacle» à la future canonisation du pape défunt.

Le cardinal Dziwisz a pris la défense de l’archevêque Henryk Nowacki, accusé dernièrement d’avoir collaboré avec les services secrets communistes. Proche collaborateur du pape polonais, Mgr Nowacki a été nommé nonce en Slovaquie en 2001. Il fut membre, puis responsable durant plusieurs années, de la section polonaise de la Secrétairerie d’Etat.

«Il est en train de se créer un entourage d’espions autour du pape, et c’est un mensonge et une calomnie», a-t-il souligné, ajoutant qu’on «vise aussi de cette manière à faire obstacle au processus de canonisation». «Beaucoup de suppositions circulent» dans la presse en Pologne et à l’étranger «sur le thème de la collaboration de l’agent secret» portant le pseudonyme ’Henryk’», a rappelé le cardinal Dziwisz. Pour lui, «celui qui connaît cet homme sait avec quelle fidélité il a servi Jean Paul II, l’Eglise en Pologne et notre patrie». L’ancien secrétaire particulier du pape a ajouté connaître «sa responsabilité pour chaque parole, sa conduite» et son travail. «Pour cela, je ne peux renoncer à donner mon témoignage sur cet homme», a ajouté le cardinal Dziwisz.

Crédibilité des «notes» mise en cause

Le cardinal Dziwisz a alors lancé un «appel aux consciences». «On donne foi aux notes des agents des services spéciaux de l’Etat communiste», a-t-il souligné. «En réalité, ces actes doivent être étudiés avec la plus grande responsabilité, les confrontant avec des documents et en regardant toute la vie des personnes accusées». Le cardinal Dziwisz remet en question la crédibilité des notes diffusées par les services secrets, donnant «comme exemple de non-crédibilité de tels documents» un «petit épisode» de sa vie. «Une note du chef communiste qui me suivait dit que je suis né à Mszana Dolna et que je passais mes vacances à Poronin», a expliqué l’archevêque de Cracovie, précisant que «ni l’une ni l’autre de ces informations ne sont vraies». (apic/imedia/ms/bb)

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