Inde: Un centre pour malades en fin de vie montre le rôle des Eglises en matière de santé
Shantigiri/Inde, 5 mars 2007 (Apic) Un nouveau centre de soins palliatifs inauguré dans le Kerala, un Etat du sud de l’Inde, met en valeur le rôle joué par les Eglises dans le domaine de la santé. Elle offre des ressources médicales dans une région marquée par une des plus fortes proportions de personnes atteintes par le cancer en Inde.
Le pasteur K. P. Sabu, directeur de l’hôpital de Shantigiri, situé près de Edathala, à 20 km de Kochi, capitale commerciale du Kerala, a déclaré affirmé à l’agence oecuménique Eni qu’aucune personne qui s’approchera du centre ne sera rejetée. L’établissement de Shantigiri dispose d’une clinique où travaillent plusieurs médecins. En plus des soins prodigués aux patients, ceux-ci organisent des visites à domicile pour les personnes qui ne peuvent pas se rendre au centre.
Les cigarettes «bidis» au pilori
Le Kerala, Etat marqué par un fort taux de cancers de la bouche parmi les pauvres, a l’une des plus fortes proportions de personnes touchées par cette maladie en Inde. Cette situation résulte, selon le pasteur, de la pratique extrêmement répandue de mâcher des feuilles de bétel, qui serait une substance cancérigène. La consommation des cigarettes locales bon marché, appelées bidis (avec ou sans filtre, ayant une taille qui varie du mini cigare à la minuscule demi cigarette, les bidis sont constituées de feuilles de tabac déchiquetées et roulées à la main dans des feuilles brunes de temburni, et leurs extrémités se terminent en fuseau et sont attachées avec un mince fil ou une cordelette, ndr), contribue aussi grandement à la propagation de la maladie.
Le centre de Shantigiri a été créé à l’initiative de l’Eglise syrienne Mar Thoma de Malabar, l’une des six Eglises historiques du Kerala. Selon le métropolite Zacharias Mar Theophilus, un des responsables de l’Eglise, l’établissement va faire partie d’un centre de soin holistique. L’établissement a été inauguré à la mi-février par le pasteur Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises, lors d’une visite de huit jours en Inde. Le pasteur Kobia a évoqué la nécessité d’une assistance médicale avancée et de soins palliatifs pour les patients souffrant d’un cancer ou en phase terminale d’autres maladies.
Auparavant, Mgr Sebastian Edayanthrath, évêque auxiliaire du diocèse syro-malabar d’Ernakulam-Angamaly (uni à Rome), avait salué l’initiative de l’Eglise Mar Thoma. Il a fait remarquer que les personnes âgées et en phase terminale d’une maladie étaient très souvent «jetées au rebut». Il existe quelques centres d’accueil pour malades du cancer en phase terminale au Kerala, mais la plupart d’entre eux, comme celui de Shantigiri, sont administrés par des Eglises. (apic/eni/js)
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