Canada: La Congrégation de Notre-Dame s’inquiète des droits dans les entreprises minières
Montréal, 15 mars 2007 (Apic) La Congrégation de Notre-Dame demande au Canada de s’assurer que les entreprises minières mènent leurs activités à l’étranger d’une manière responsable sur le plan social.
La Congrégation de Notre-Dame a écrit au ministre des Affaires étrangères du Canada pour demander l’établissement de normes clairement définies sur la responsabilité sociale des entreprises canadiennes qui font des affaires à l’étranger. Selon l’animatrice de la Congrégation, soeur Josephine Badali : « Toutes les compagnies enregistrées au Canada, particulièrement celles qui reçoivent un appui financier et politique d’Ottawa, devraient respecter les normes internationales sur les droits de la personne et l’environnement. »
Dans leur lettre, les religieuses demandent au ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, de faire paraître les recommandations et le rapport finaux des tables rondes tenues dernièrement au Canada sur les industries extractives et la responsabilité sociale. Elles invitent aussi le gouvernement à affirmer son leadership en adoptant des lois pour réglementer les activités des entreprises à l’étranger et à faire ainsi du Canada un modèle en ce qui concerne les meilleures pratiques internationales dans le domaine des industries extractives. Par la même occasion, la Congrégation appuie la lettre que la Commission des affaires sociales de la conférence des évêques catholiques du Canada a envoyée fin février au ministère.
La Congrégation de Notre-Dame compte plus de 1200 membres et joue un rôle actif dans neuf pays aux quatre coins de la planète. Au Guatemala, les religieuses travaillent dans une région où un projet canadien d’extraction d’or très controversé a été poursuivi malgré l’opposition de plusieurs indigènes.(apic/com/js)
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