France: Postulateur de la cause de béatification du professeur Lejeune nommé
Paris, 16 mars 2007 (Apic) Le prieur de l’abbaye bénédictine de Saint-Wandrille (France), le père Jean-Charles Nault, a été désigné postulateur de la cause de béatification du professeur Jérôme Lejeune (1926-1994), selon un communiqué du 16 mars. Comme l’ont récemment annoncé des sources journalistiques latino-américaines, l’archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, devrait bientôt annoncer officiellement l’ouverture du procès.
Le procès de béatification du généticien français Jérôme Lejeune devrait être bientôt officiellement ouvert, ont confirmé des sources vaticanes à l’agence I.Media le 16 mars. Le médecin français, premier président de l’Académie pontificale pour la vie, était un ami de Jean Paul II (1978-2005). Il fut un grand défenseur de la vie.
En février 2004, à l’occasion du 10e anniversaire de la fondation de l’Académie pour la vie, le cardinal Fiorenzo Angelini, président émérite du Conseil pontifical pour la santé, avait proposé l’ouverture du procès de béatification du professeur Jérôme Lejeune, devant les membres de l’Académie et en présence de l’épouse du scientifique.
C’est ’l’Association des amis du professeur Lejeune» qui a effectué la démarche en faveur de l’ouverture du procès de béatification. L’archevêque de Paris, diocèse où est mort Jérôme Lejeune, a ainsi récemment désigné comme postulateur de la cause le père Jean-Charles Nault, prieur de l’abbaye bénédictine de Saint-Wandrille, en Normandie. A l’occasion de la séance plénière de l’Académie pontificale pour la vie des 23 et 24 février derniers à Rome, celui-ci est venu annoncer, à huis clos, la nouvelle de la prochaine ouverture du procès de béatification de Jérôme Lejeune aux académiciens, en vue de recueillir leur témoignage dans l’instruction du dossier. La famille Lejeune et sa fondation ne sont pas directement impliquées dans le procès.
Le professeur Jérôme Lejeune a découvert la Trisomie 21
Jérôme Lejeune est né en 1926 à Montrouge, en banlieue parisienne. Il fit des études en médecine, devenant ensuite chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en 1952. En juillet 1958, lors de l’examen des chromosomes d’un enfant handicapé mental, dit «mongolien», il découvrit l’existence d’un chromosome en trop sur la 21e paire. Pour la première fois de l’histoire, il établit ainsi un lien entre un état de débilité mentale et une aberration chromosomique, découvrant la Trisomie 21.
Professeur de génétique fondamentale à la faculté de médecine de Paris à partir de 1964, il devint membre de l’Académie pontificale des sciences 10 ans plus tard, puis, en France, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, et ensuite de l’Académie de médecine. Nommé par Jean Paul II, en février 1994, à la tête de la toute nouvelle Académie pontificale pour la vie, il mourut deux mois plus tard, le 3 avril.
Le lendemain de sa mort, le pape polonais écrivait que le professeur Lejeune avait «toujours su faire usage de sa profonde connaissance de la vie et de ses secrets pour le vrai bien de l’homme et de l’humanité, et seulement pour cela». Lors de son voyage en France, en août 1997, en marge des Journées mondiales de la jeunesse, Jean Paul II s’était aussi recueilli sur la tombe de Jérôme Lejeune, dans la région parisienne.(apic/imedia/js)
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