Rome: Benoît XVI appelle au développement des soins pour les malades de la tuberculose
Rome, 21 mars 2007 (Apic) Le pape a souhaité que la prochaine Journée mondiale de la tuberculose, le 24 mars, favorise une responsabilité accrue dans le soin de cette maladie et une solidarité toujours plus intense envers les malades.
Il s’exprimait devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre à l’occasion de l’audience générale, le 21 mars. Au cours de sa catéchèse, commentant la figure de saint Justin, Benoît XVI a appelé les chrétiens à ne pas céder aux modes culturelles et au relativisme.
Mentionnant la prochaine Journée mondiale pour la lutte contre la tuberculose, le pape a souhaité qu’elle favorise une responsabilité accrue dans le soin de cette maladie et une solidarité toujours plus intense envers ceux qui en souffrent. Il a aussi prié pour les malades et leurs familles, encourageant les nombreuses initiatives promues par l’Eglise dans ce domaine. Près de 2 millions de personnes meurent chaque année de la tuberculose, selon l’institut français de recherche pour le développement (IRD).
Justin et Tertullien martyrs et témoins de la vérité
Par ailleurs, au cours de sa catéchèse, Benoît XVI a commenté la figure du philosophe et martyr saint Justin (100-165) et a estimé qu’il était le plus important des pères apologistes du 2e siècle qui se proposaient de défendre la religion des accusations pesantes des païens et juifs et de diffuser la doctrine chrétienne dans des termes adaptés à leur temps. Justin et les autres apologistes adoptèrent la prise de position nette de la foi chrétienne en faveur des dieux des philosophes et contre les faux dieux de la religion païenne, faisant le choix de la vérité.
Justin fut ainsi le pionnier d’une rencontre positive avec la pensée philosophique, a expliqué le pape. La philosophie représentait le lieu privilégié de la rencontre entre christianisme, judaïsme et paganisme justement dans la critique des faux mythes.
Citant Tertullien (environ 160-220), Benoît XVI a rappelé qu’à son époque, la coutume faisait référence à la religion païenne et fut traduite dans les langues modernes par mode de la culture ou mode du temps. A une époque comme la nôtre, marquée par le relativisme et par le débat sur les valeurs, sur la religion comme sur le dialogue interreligieux, c’est une leçon à ne pas oublier, a conclu le pape. (apic/imedia/js)
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