Belgique: Assemblée mondiale des Elus et Citoyens pour l’Eau
Bruxelles, 26 mars 2007 (Apic) Réunis dans le cadre de l’Assemblée mondiale des Elus et Citoyens pour l’Eau (AMECE) du 18 au 20 mars, des ONG et des parlementaires de plusieurs continents ont défendu le «droit à l’eau» et affirmé que la gestion de ce bien commun ne devait pas revenir à des entreprises privées.
Les participants à cette Assemblée à Bruxelles ont demandé que l’eau soit reconnue au plan international comme un droit de l’Homme, un «bien commun». L’accès à l’eau doit être un droit fondamental, puisque l’eau, c’est la vie, selon le ministre bolivien de l’Eau Abel Mamani. Rappelant que le 10 décembre 2008 marquera le 60è l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, Riccardo Petrella, fondateur de l’Association pour un Contrat mondial de l’eau a souhaité que ce droit soit inscrit dans la déclaration. En reconnaissant ce droit à l’eau, cela pourrait forcer certains Etats à garantir à sa population un accès minimum à l’eau.
Riccardo Petrella a aussi insisté pour que cesse la «marchandisation» de ce bien premier, et que sa gestion soit confiée au secteur public. Même si 90% des services de l’eau à l’échelle mondiale sont publics, les participants à l’Assemblée ont jugé que c’était insuffisant. Et que les investissements nécessaires à l’approvisionnement en eau, moins importants que l’on pourrait croire, pouvaient être assurés sans les entreprises privées.
Des engagements concrets en faveur de ce droit à l’eau
L’AMECE a constaté que 1,2 milliard d’être humains manquent d’eau et qu’il faudrait au moins 50 milliards d’euros par an pour fournir la quantité vitale de 50 litres d’eau par jour à chaque personne. Quelques pistes de financement ont été évoquées: taxes sur les billets d’avion, taxation des parcs de loisirs axés sur l’eau, contribution fixe par m3 d’eau consommé dans les pays riches.
Au terme de la réunion, des engagements concrets ont été pris autour de 4 principes:
L’accès à l’eau comme un droit humain: l’engagement des participants est de se battre aux Nations-Unies pour que soit reconnu à l’occasion du 60è anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme, l’accès à l’eau comme un droit humain.
L’eau comme bien commun: la gestion de l’eau doit être confiée au secteur public et les demandes de libéralisation dans ce domaine doivent être refusées, les autorisations retirées.
Le financement public de l’eau: de nombreux représentants des entreprises publiques se sont engagés à soutenir des fonds de solidarité Nord-Sud avec le soutien de régions et d’oeuvrer pour un fond public mondial pour l’accès à l’eau. La participation des citoyens: les ONG et syndicats présents s’engagent à lutter avec les femmes, les paysans et les pauvres pour l’accès à l’eau. (apic/amece/js)
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