Pologne: Procès en canonisation de Jean Paul II
Rome, 2 avril 2007 (Apic) Le cardinal Stanislaw Dziwisz souhaite que les règles de l’Eglise soient respectées dans le procès en béatification et en canonisation de Jean Paul II (1978-2005).
Interrogé par I.Media le 2 avril 2007, à la sortie d’une messe dite à la mémoire du pape polonais, son ancien secrétaire particulier a aussi jugé «significatif» le choix de la guérison ’miraculeuse’ de la religieuse française Marie Simon-Pierre dans l’instruction du procès en béatification.
Après avoir célébré une messe, en tout début de matinée, tout près de la tombe de Jean Paul II, le cardinal Stanislaw Dziwisz a souhaité que tout soit fait «selon les règles de l’Eglise catholique, sans se presser», dans le processus de béatification et de canonisation de Karol Wojtyla décédé le 2 avril 2005. Un respect nécessaire «pour ne pas être accusés, après coup, d’avoir mal fait les choses», a-t-il confié.
En juin 2005, deux mois après la mort de Jean Paul II, son successeur, Benoît XVI, avait levé le délai obligatoire de cinq ans nécessaires avant l’ouverture d’un procès en béatification. Aux obsèques du pape, deux mois plus tôt, des banderoles étaient apparues sur la place Saint-Pierre demandant la canonisation immédiate du défunt. Pendant le conclave, les cardinaux avaient aussi souhaité l’ouverture rapide de ce procès.
La guérison inexpliquée d’une religieuse française, soeur Marie Simon-Pierre, appartenant aux Petites soeurs des maternités catholiques, a été retenue comme «miraculée» dans le procès en béatification du pape. Le cas de cette religieuse, a estimé le cardinal Dziwisz, est «significatif, car elle était atteinte de la maladie de Parkinson», tout comme Jean Paul II. Interrogé sur le fait que ce miracle ait eu lieu en France, dans une maternité, il a noté qu’il y a eu des miracles «aussi en Amérique latine, en Pologne ou en Italie», mais qu’il s’agit cependant d’un «signe pour la France», qu’il a invitée à «lire les signes des temps».
L’ancien secrétaire du pape polonais a aussi tenu à faire part de sa «grande reconnaissance à Dieu et à Benoît XVI, qui ont permis que ce procès se fasse si rapidement». «Ce sera une grande joie de le proclamer saint un jour, mais nous sommes déjà convaincu qu’il l’est», a encore confié le cardinal Dziwisz. (apic/imedia/ami/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/pologne-proces-en-canonisation-de-jean-paul-ii/