Mutilations génitales féminines passibles de prison

Erythrée: Le gouvernement interdit l’excision

Addis-Abeba, 5 avril 2007 (Apic) Selon le ministère érythréen de l’information, le pays a interdit la pratique de l’excision, la punissant d’emprisonnement.

Quiconque est impliqué dans une mutilation génitale féminine écopera d’une amende et d’une peine de prison. La décision a été prise après une vaste campagne contre l’excision, entreprise par l’Union nationale des femmes érythréennes, qui a démontré que 90% des femmes en Erythrée étaient excisées.

Les mutilations génitales mettent sérieusement en danger la vie des jeunes femmes ou fillettes soumises à cette mutilation. L’assistance, de près ou de loin, à une excision, est également punie. «Quiconque demande, incite, ou promeut l’excision en fournissant des instruments nécessaires ou tout autre moyen, sera puni tout comme toute personne sachant qu’une mutilation féminine est sur le point de se passer ou s’est passée et qui n’aurait pas informé les autorités rapidement, sera punie d’une peine de prison et de l’amende La loi est entrée en vigueur le 31 mars (apic/bbcnews/vb)

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