Vietnam: Assouplissement des contraintes pour la formation des prêtres
Ho Chi Minh-Ville, 11 avril 2007 (Apic) Après le grand séminaire de Hanoi, celui de Ho Chi Minh-Ville a été autorisé à recruter une nouvelle classe d’étudiants chaque année, annonce Eglises d’Asie (EdA), l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris (MEP).
L’assouplissement des contraintes auxquelles est soumise la formation des prêtres dans les séminaires du Vietnam se poursuit. Après le grand séminaire de Hanoi – qui avait obtenu cette autorisation en 2005 -, c’est au tour du séminaire Saint-Joseph de Ho Chi Minh-Ville de pouvoir désormais accueillir de nouveaux étudiants chaque année, au lieu de tous les deux ans comme c’était le cas jusqu’à présent.
Cette mesure, pour l’heure, ne s’applique qu’à deux établissements de formation sacerdotale sur les six existant, la nouvelle maison de Xuan Loc étant considéré comme une annexe de Saigon. Quelques autres restrictions restent en vigueur, comme le quota des séminaristes et certains contrôles, note EdA.
Mgr Jean-Baptiste Pham Minh Man, cardinal archevêque de Ho Chi Minh-Ville, a confié à l’agence catholique UcaNews que son séminaire bénéficierait désormais d’une nouvelle promotion de séminaristes chaque année, et cela dès la prochaine année scolaire, qui commence au mois d’octobre et se termine en juin.
Le cardinal remarque que le séminaire Saint-Joseph, depuis sa réouverture en 1987, a dispensé une formation sacerdotale aux étudiants de six autres diocèses dans des locaux exigus et avec un corps professoral réduit. Souvent, les cours sont donnés dans des classes comportant plus de 60 séminaristes. C’est une situation qui désormais n’existe plus.
Les 35 étudiants qui entameront leurs études au séminaire Saint-Joseph à la prochaine année scolaire sont tous originaires du diocèse de Saigon et des deux diocèses voisins de My Tho et Phu Cuong. Les quatre autres diocèses envoient désormais leurs candidats au sacerdoce dans l’établissement nouvellement ouvert à Xuan Loc, qui est considéré, en principe, comme une annexe du séminaire Saint-Joseph.
Selon le cardinal Man, cette nouvelle forme de recrutement va permettre aux diocèses de renforcer la qualité de la formation sacerdotale. Les candidats à l’entrée au séminaire recevront une formation préalable où ils seront formés à la vie commune, à la vie spirituelle et recevront leurs premiers éléments de culture théologique.
Tous les séminaires avaient été fermés lors de la chute du régime sud-vietnamien
Après 1975, lors de chute du régime sud-vietnamien et la prise de pouvoir par le régime communiste, tous les séminaires avaient été fermés. La situation a progressivement évolué. En 1987, le grand séminaire de Hanoi ouvrait à nouveau ses portes, suivi par celui de Ho Chi Minh-Ville.
Plusieurs autres étaient autorisés à fonctionner: Can Tho et Vinh Thanh en 1988, Nha Trang en 1992 et Hué en 1994. En 2005, un septième établissement était ouvert à Xuan Loc.
Les premières années, les grands séminaires devaient attendre six ans avant de pouvoir recruter une nouvelle promotion. En 1991, ce délai fut ramené à trois ans, puis à partir de 1993, le recrutement eut lieu tous les deux ans. C’est encore, en principe, la règle générale même s’il existe aujourd’hui deux exceptions notoires: Hanoi depuis 2005 et Saigon tout récemment, autorisés à recruter annuellement.
Les responsables des divers séminaires espèrent que cette réglementation sera, sans tarder, étendue à tous les autres établissements de formation sacerdotale. Selon un rapport présenté à Rome par une délégation de directeurs de séminaire récemment venus en stage de formation dans la Ville éternelle, l’Eglise du Vietnam comptait, en 2005, 1’070 séminaristes. Leur direction et leur enseignement étaient assurés par cinquante prêtres résidents et 103 enseignants non résidents. (apic/eda/be)
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