Rome: L’avortement, le mariage homosexuel et l’euthanasie sont du terrorisme
Rome, 24 avril 2007 (Apic) Mgr Angelo Amato, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a qualifié l’avortement, le mariage homosexuel et l’euthanasie de « terrorisme », le 23 avril. Il intervenait lors de la première journée d’un séminaire des aumôniers catholiques de l’aviation civile sur le thème du terrorisme, organisé au Vatican par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement.
Devant les participants au séminaire sur le terrorisme, Mgr Angelo Amato a ainsi livré quelques réflexions philosophiques et théologiques sur le problème du mal. « En lisant les journaux – ou bien sur Internet, à la télévision ou à la radio – nous assistons chaque jour à un film pervers sur le mal qui est tourné dans chaque partie du monde avec des scénarios toujours nouveaux et cruels, comme nous le constatons dans les mille provocations du terrorisme international », a d’abord expliqué le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Après avoir évoqué le « flot démoniaque » de l’actualité et la « ration quotidienne de mal », Mgr Angelo Amato a présenté le mal qui demeure presque invisible, mais qui se trouve dans des lieux inimaginables et qui, paradoxalement, est présenté comme un bien, comme l’expression du progrès de l’humanité. « Par exemple, a-t-il affirmé, il suffit de penser aux cliniques abortives, authentiques abattoirs d’êtres humains rejetés ; aux laboratoires où l’on fabrique par exemple la Ru 486, la ’pilule du lendemain’ ou ceux où l’on manipule les êtres humains comme s’ils étaient un simple matériel biologique ». Il a aussi invité à penser aux parlements de pays soi-disant civils où sont promulguées des lois contraires à la nature de l’être humain comme l’approbation de mariages entre personnes du même sexe ou l’euthanasie.
Terrorisme « à visage humain »
« En plus du terrorisme abominable des kamikazes qui occupe quotidiennement notre cinétique médiatique », le « numéro 2 » de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a ensuite présenté le terrorisme à visage humain. Celui-ci, a-t-il estimé, quotidien et tout aussi répugnant, est sournoisement diffusé par les moyens de communication sociale en manipulant avec art le langage traditionnel par des expressions qui cachent la réalité tragique des faits. Selon lui, l’avortement est ainsi appelé interruption volontaire de grossesse et non pas meurtre d’un être humain sans défense ; la clinique abortive est désignée avec une expression inoffensive, même attrayante : « centre de santé reproductive », l’euthanasie est appelée plus légèrement « la mort avec dignité ».
Après un long exposé philosophique sur le mal, Mgr Amato a encore jugé que le mal, aujourd’hui, n’est pas le fait de personnes isolées ou de groupes bien repérés, mais provient de centrales obscures, de laboratoires d’idées fausses, de puissances anonymes qui martèlent nos esprits avec des messages faux, jugeant ridicule et rétrograde un comportement conforme à l’Evangile.
Organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, le séminaire des aumôniers catholiques et des membres d’aumôneries de l’aviation civile sur le thème du terrorisme prendra fin le 26 avril prochain.(apic/imedia/ami/js)
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