Rome: Pour Benoît XVI, pas de justice dans le monde sans charité
Rome, 1er mai 2007 (Apic) Dans un message envoyé le 30 avril à la présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales, Benoît XVI a réaffirmé que la justice devait s’inspirer de la charité.
Au dernier jour de la 13e session plénière de Académie pontificale des sciences sociales, le pape a délivré un message à sa présidente, rendu public le 1er mai. La 13 session avait lieu au Vatican sur le thème : ’Charité et justice dans les relations entre les peuples et les nations’.
Dans son message, le pape a expliqué que la charité permet non seulement à la justice de devenir plus créative et de faire face à de nouveaux défis mais qu’elle inspire les efforts de l’humanité visant à atteindre une vraie justice et, de ce fait, à construire «une société digne de l’homme». Comme dans son Encyclique Deus caritas est, Benoît XVI réaffirmé qu’il y aura toujours de la place pour la charité, même dans la plus juste des sociétés. La construction d’une société juste est la première responsabilité de l’ordre politique, dans les Etats comme dans la communauté internationale, a rappelé le pape.
Benoît XVI a ensuite défini «trois défis spécifiques auxquels notre monde fait face». Le monde ne peut affronter ces défis qu’à travers un engagement au service d’une justice plus grande, inspirée par la charité».
Trois défis
Le premier défi concerne l’environnement et le développement durable, avec une «attention particulière» aux pays les plus pauvres , «ceux qui semblent destinés à payer le prix le plus lourd en matière de détérioration écologique».
Puis, Benoît XVI a indiqué un deuxième défi, continuer à «voir les êtres humains comme des personnes, homme et femmes, créées à l’image de Dieu, dotées d’une dignité inviolable». Sans cela, a constitué le pape, il sera difficile d’atteindre une pleine justice dans le monde.
Il a alors énuméré une longue liste de «problèmes mondiaux» comme le fossé grandissant entre pays riches et pauvres, la distribution inégales de ressources naturelles et de la richesse produite par l’activité humaine ou encore la tragédie de la faim, de la soif et de la pauvreté sur une planète, où «il y a abondance de nourriture, d’eau et la prospérité». Benoît XVI a aussi dénoncé la souffrance humaine des réfugiés et des personnes déplacées, les hostilités ininterrompues dans beaucoup de parties du monde, le manque de protection légale suffisante pour les enfants non-nés, l’exploitation des enfants ou encore le trafic international d’êtres humains, d’armes, de drogues.
Enfin, le pape parlé du troisième défi, «la valeur de l’esprit». Benoît XVI a jugé urgente l’égalité des chances, particulièrement dans le domaine de l’éducation et de la transmission de la connaissance».
Organisée du 27 avril au 1er mai au Vatican, la session plénière de l’Académie pontificale des sciences sociales a vu la participation d’une trentaine d’académiciens et d’une douzaine d’experts internationaux parmi lesquels l’ancien secrétaire d’Etat américain, Henry Kissinger. (apic/imedia/ami/vb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/rome-pour-benoit-xvi-pas-de-justice-dans-le-monde-sans-charite/